maïs

maïs

[ mais] n.m. [ esp. maíz, du caraïbe mahis ]
Céréale de grande dimension, à gros épi portant des graines en rangs serrés, cultivée pour l'alimentation humaine et animale.

MAÏS

(ma-i ; d'autres font sentir l's et disent ma-is') s. m.
L'une des céréales qui contribuent à la nourriture de l'homme et des animaux domestiques. Maïs cultivé, zea mays, L. dit vulgairement maïs, turquet, blé d'Espagne et blé de Turquie. Maïs quarantain, maïs hâtif qui vient en quarante jours.
Le grain. Égrener le maïs.
La farine. Faire cuire du maïs. Tourte de maïs. Bouillie de maïs.

ÉTYMOLOGIE

  • Mahis, mot haïtien, d'après Hernandez, Hist. plant. VI, 44. M. le professeur Fée dit (Souvenirs de la guerre d'Espagne, p. 128) que, d'après un passage d'Antonio Solis, on ne peut douter que le maïs ne soit originaire d'Amérique ; ainsi le nom de blé de Turquie est impropre.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    MAÏS. Ajoutez :
    Maïs dent de cheval, voy. DENT au Supplément.
    Maïs noir, le dekkelé, voy. ce mot au Supplément.

mais

MAIS. Conjonction qui sert généralement à marquer Opposition, exception, différence. Il est fort honnête homme, mais il est un peu brutal. Il est riche, mais avare. Elle n'est pas aussi jolie que sa soeur, mais elle est plus spirituelle.

Il s'emploie aussi pour rendre raison de quelque chose dont on veut s'excuser. Il est vrai, je l'ai mal reçu, mais j'avais mes raisons pour cela.

Il s'emploie aussi pour marquer l'Augmentation ou la diminution. Sa puissance n'est pas diminuée, mais accrue.

MAIS s'emploie aussi dans la conversation, au commencement d'une phrase qui a quelque rapport à ce qui a précédé. Mais, dites-nous, quand nous donnerez-vous satisfaction? Mais, pourquoi vous en prenez-vous à moi. Mais encore, mais enfin, que dites-vous de cela? Mais, qu'ai-je fait? Mais, qu'ai-je dit?

Il sert quelquefois de transition pour revenir à un sujet qu'on avait laissé, ou simplement pour quitter le sujet dont on parle. Mais revenons à notre affaire. Mais c'est trop parler de moi. Mais il est temps de finir. Mais encore faut-il s'entendre.

MAIS se prend quelquefois substantivement pour signifier Objection, difficulté. Il y a toujours avec lui des si et des mais.

MAIS était autrefois un adverbe et signifiait Plus. Il a encore ce sens dans l'expression : N'en pouvoir mais. Si le fils a fait une faute, le père n'en peut mais.

il s'emploie encore comme adverbe pour insister. Il fut reçu très bien, mais très bien. Cet enfant est joli, mais très joli.

Il s'emploie aussi en coordination avec Non seulement pour renforcer ce qui vient d'être dit. Non seulement il est bon, mais encore il est généreux. Non seulement il est pauvre, mais il est criblé de dettes. Non seulement il a eu ce tort, mais bien plus, mais qui plus est, il s'en est vanté.

maïs

MAÏS. n. m. Sorte de céréale qui sert à l'alimentation des hommes et des animaux. Champ de maïs. Plantation de maïs. La récolte du maïs. Farine de maïs. Gâteau de maïs. Bouillie de maïs.

mais

Mais, Ast, At, Atque vero, Caeterum, Sed, Verum.

Mais à moy il ne me peut advenir chose plus plaisante que, etc. Mihi autem nihil amabilius officio tuo et diligentia.

Qu'as-tu affaire en cette maison? S. mais toy? Quod apud hasce aedes negotium est tibi? S. immo quod est tibi?

Mais au contraire, Sed contra.

Mais aussi, Sed et nostrorum gloriam percenseamus.

Il m'en souvient, mais aussi il y a long temps, Memini atque adeo longum est.

Vous n'avez plus de souvenance, non seulement des paroles des ennemis de Milo, mais aussi d'aucuns, etc. Obliti estis, non modo inimicorum Milonis sermones, sed nonullorum imperitorum.

Il n'est pas seulement plus haut d'un doigt, mais aussi de toute la teste, Non digito vno redundat, sed capite.

Je ne te voudroy pas seulement prester argent, mais aussi mettre ma vie pour toy en danger, Funderem pro te sanguinem, nedum tibi pecuniam crederem.

Mais aussi prenez garde que, etc. Atvt, etc.

Mais bien plus, Quinimo.

Mais certes, Verumenimuero.

Mais certes malheureusement, Immo enimuero infoeliciter.

Mais comment, etc. Quomodonam mi frater de nostris versibus. Caesar.

Mais depuis que, At postquam.

Mais escoute, demeure, etc. Hem, sed mane, concrepuit a Glycerio ostium.

Mais fort bien, Immo optime.

Voire mais je, etc. Sed enim nequeo durare quin, etc.

Mais je vous demande, qu'est-ce? At per Deos immortales quid est?

Mais je vous prie est-ce de merveille, si, etc. Mirum vero, impudenter mulier si facit meretrix?

Mais je vous prie voyez l'impudence de l'homme, At videte hominis impudentiam.

Mais le voila luy mesme, Atque eccum.

Mais maintenant, Nunc vero.

Mais le don sera selon que tu le recevras, Sed perinde erit munus vt acceperis.

Mais, mais, pourquoy ne, etc. Atque adeo autem cur non egomet intro eo?

Mais ne suis-je, etc. Sumne autem nihil, qui, etc.

Mais n'est-ce point ci Simo? Hiccine est Simo?

Mais n'est-ce point la Philotion que je voy? Sed videon'ego Philotion?

Mais non seulement, etc. Nec vero dialecticis modo sit instructus.

Mais ois-tu? Atque audin'?

Il n'est point à comparer à M. Aquilius, mais plustost aux Scipions, Non cum M. Aquilio, sed vero cum Scipionibus conferendus.

Mais plustost augmentée, Nullius authoritas immunita est, aucta etiam.

Mais pourquoy? Nam quid ita est?

Mais pourquoy as-tu nié cela? Namque illud quare negasti?

Mais pour mieux dire ou au vray dire, Immo.

Mais pour vray, At hercule.

Mais prenez le cas qu'il l'ait payé, Sed dissolueris sane.

Mais puis que, etc. Quod quia nullo modo sine amicitia firmam, et caet.

Mais quand sera-ce que tu changeras tes vices en bien? Nunc quando in bonum verteris vitia?

Mais quand fut venu que, etc. Quod quum accidisset, vt alter alterum nec opinato videremus surrexit, etc.

Tu dis bien, mais que tu le faces, Dicis, si facies modo.

Ouy bien, mais que ce soit du tien, Nempe de tuo.

Mais qu'en ay-je à faire. Quid mea autem?

Mais que c'est bien chose à louer, de dire que celuy, etc. Est vero probandum, quid, etc.

Mais que c'est une chose meschante? Turpis vero haec actio?

Mais quelqu'un me pourroit dire, Atque aliquis dicat.

Mais qu'est cela? Sed quid hoc?

Et mais qui, etc. Et sane quis concipiat, etc.

Mais qui, etc. Porro qui confessum defendit, non, etc.

Mais qui plus est, Ille vero et ea quae eo tempore timebamus praedixit.

Mais qui plus est, Quinimmo, Immo etiam.

Mais Ulysses estoit fin, Vlysses vero astutus fuit.

Mais sa mere mesme, Quinimmo mater quidem.

Mais s'il n'en veut rien faire j'ay, etc. Sin est autem vt nolit, recte, etc.

Mais soit ainsi que j'aye evité, etc. Sed effugi insidias.

¶ Mais pour Plus, vient de l'adverbe Magis, en ostant le g.

Il a mais de quarante ans, Annos natus magis quadraginta. Cic.

mais


MAIS, conjonct. [mê; ê ouv. et long.] Cette conjonction sert à marquer, 1°. Contrariété, exception, diférence. "Il est fort honête homme, mais il a un tel défaut. "Elle n'est pas aussi belle, mais elle a plus d'esprit. = 2°. Augmentation ou diminution. "Non seulement il est bon, mais encôre il est brâve. "Elle est assez bien faite, mais elle n'est pas grande. = 3°. Elle sert quelquefois de transition. "Mais c'est assez parler de cela, passons à un autre article non moins important.
   Rem. I. Mais est une particule ou conjonction adversative. On ne doit donc point l'employer quand il n'y a pas d'oposition entre les deux membres de la phrâse. "Les desirs de Rachel se sont élevés vers le ciel... mais on en a vu descendre des Josephs. Les desirs de la femme d'Helcana se sont élevés vers le ciel... mais on en a vu descendre des Samuels, etc. etc. Mascar. Il y a dans cette phrâse une suite de mais, qui seraient mieux remplacés par Et; car il y a liaison, et non oposition entre les prières et leurs éfets. = Mais est aussi déplacé dans la phrâse suivante. "Elle étoit encore très-jeune, mais d'une beauté extraordinaire. Rollin. Pourquoi ce mais? Il n'y a pas d'oposition entre la jeunesse et la beauté. Âgée, mais encôre belle; laide, mais jeune: voilà où le mais est bien placé. Il falait donc, jeune et d'une beauté, etc. = II. Mais, liant deux membres de phrâse, exige le même ordre dans la construction de ces deux membres. Les phrâses suivantes pèchent contre cette règle, prescrite par l'amour de la netteté et de la clarté. "On peut mettre hardiment ce systême au nombre de ceux qu'enfante une imagination vive et féconde, mais qui, dénué de la moindre vraissemblance, se troûve absolument démenti, etc. Orig. des Lois. En vertu de la conjonction, qui devrait se raporter au même antécédent que le relatif que, c. à. d. ceux: et l'Auteur le fait raporter à systême. Ce tour de phrâse est sauvage et irrégulier. "Les Vaudois s'avisèrent que les Apôtres n'étoient pas seulement pauvres, mais encôre prédicateurs. Boss. Le transport de la négative ocasione de l'embarras. Il falait: étoient non seulement paûvres, mais encôre prédicateurs; ou bien, qu'ils n'étoient pas seulement paûvres, mais qu'ils étaient encôre prédicateurs. "Le premier témoin qui s'offre à M. Bailly c'est Diodore de Sicile, qui ne lui aprend rien de la position de Atlantes, mais seulement de leur antiquité. Ann. Litt. Le premier membre de cette phrâse est négatif, le 2d, qui n'est déterminé que par mais, doit l'être aussi. On peut donc croire, d' aprês cette construction, que Diodore n'aprend rien de l' antiquité des Atlantes, comme il n'aprend rien de leur position. Il y a donc dans cette phrâse, non seulement de l'embarras, mais un contre-sens. Il fallait: Diodore, qui n'aprend rien de la position des Atlantes, mais qui parle seulement de leur antiquité. = III. Vaugelas justifie mais même, contre l'opinion de ceux qui le trouvent trop dur. "Non seulement il lui a pardonné, mais même il lui a fait du bien. Dans le Dict. Gram. On préfère mais encôre. L'Acad. ne met que celui-ci. = IV. Plusieurs mais de suite dans une phrâse, font un mauvais éfet. "Mais il me répondit: Je suis fâché de le faire; mais ce n'est pas une action volontaire, mais forcée.
   N'en pouvoir mais ne peut plus trouver sa place que dans le burlesque. Vaug. Corn. Andry. L. T. Ces Gramairiens entendent par ce mot de burlesque, le style familier. On les distingue aujourd'hui. "Je n'en puis mais: en puis-je mais? Ce n'est pas ma faûte: est-ce ma faute?
   MAIS, comme si, s'emploie substantivement dans le style familier. "Ennuyé de vos mais, il vous avoit plantée là. Marm. c. à. d. ennuyé des dificultés que vous formiez sans cesse.
   * Mais que, pour lorsque, ou pourvu que, est vieux et hors d'usage. "Venez-moi quérir, mais qu'il soit venu; lorsqu'il sera venu; mais qu'il viène, pourvu qu'il viène.

Traductions

maïs

Mais, Getreidecorn, maize, Indian corn, mealies, sweet corn, grain, sweetcornmaïs, mais, korenתירס (ז), תִּירָסmieliesкукурузblat de moro, morescmajs, korn, sukkermajsmaizomaíz, maiz, grano, maíz tiernomaissi, viljakukoricamaísmais, granturco, grano turcomais, korn, sukkermaismilho, milho verdemajsmuhindimısır, darı, tatlı mısırκαλαμπόκι, αραβόσιτος, γλυκό καλαμπόκι, σιτηράкукуруза, маис, зерновые культуры, сладкая кукурузаذُرَة, ذُرَةٌ سُكَّرِيَّة, ذَرَّةٌkukuřice, obilíkukuruz, kukuruz šećerac, žitaricaトウモロコシ, 穀草곡식, 사탕옥수수, 옥수수kukurydza, kukurydza cukrowaข้าวโพด, ข้าวโพดหวานcây ngũ cốc, ngô, ngô ngọt玉米, 甜玉米, 谷物玉米 (mais)
nom masculin
céréale à grains jaunes un épi de maïs

maïs

[mais] nmmaize (Grande-Bretagne), corn (USA)