mais

1. mais

adv. [ du lat. magis, plus, davantage ]
N'en pouvoir mais,
Litt. n'y rien pouvoir : Tous se plaignent à lui qui n'en peut mais
qui n'est pas responsable

2. mais

[ ] conj. coord. [ du lat. magis, plus ]
1. Indique une opposition : Cette élève est intelligente mais paresseuse. Elle n'a pas de magnétoscope, mais elle possède un lecteur de DVD-ROM
2. Introduit une objection, une restriction, une précision : Vous semblez vexé, mais nous vous avions prévenu
3. Marque le renforcement d'une réponse, d'une exclamation ou d'une opposition : Mais bien sûr que oui. Mais naturellement ! Mais que faites-vous ici ?
n.m. inv.
Argument donné pour refuser qqch ; objection : Il n'y a pas de mais qui tienne, obéissez.

MAIS

(mê ; l's se lie : mê-z un homme, mê-z aussi)
Adv. qui signifie plus, et qui, usité en ce sens dans l'ancienne langue, ne se conserve plus aujourd'hui que dans la locution suivante : pouvoir mais, avec une négation ou une interrogation, n'être pas cause de, n'être pas responsable de.
Souvent nous imputons nos fautes au malheur Qui n'en peut mais [RÉGNIER, Sat. XI]
Le malheureux lion.... Bat l'air qui n'en peut mais [LA FONT., Fabl. II, 9]
[Le vent] Siffle, souffle, tempête, et brise en son passage Maint toit qui n'en peut mais, fait périr maint bateau [ID., ib. VI, 3]
Sacrifiant à sa mélancolie Mainte perdrix qui, las ! ne pouvait mais Des cruautés de madame Clitie [ID., Faucon.]
Faut-il de vos chagrins sans cesse à moi vous prendre, Et puis-je mais des soins qu'on ne va pas vous rendre ? [MOL., Mis. III, 5]
Enfin, après cent tours, ayant de la manière Sur ce qui n'en peut mais déchargé sa colère.... [ID., Éc. des f. IV, 6]
Si mon maître est ingrat, puis-je mais de cela ? [REGN., Distr. V, 6]
Dans le sens de oui, certes, qui est une extension du sens de plus.
Elle y fut reçue très bien, mais très bien, c'est-à-dire que le roi la fit mettre dans sa calèche avec les dames [SÉV., 43]
Je trouve le petit-fils fort joli, mais fort joli [ID., 3 avr. 1680]
Parlerai-je d'Iris ? chacun la prône et l'aime, C'est un cœur, mais un cœur.... c'est l'humanité même [GILB., Le XVIIIe s.]
Il se dit familièrement avec oui servant de réponse, et ne fait que renforcer l'affirmation. Viendrez-vous ? - Mais oui.
Conjonc. servant à marquer opposition, restriction, différence parce que le sens fondamental de plus qui y est, met en regard deux propositions, et les lie entre elles, soit passant de la plus faible à une autre plus forte, soit par différence ou opposition. Il est riche, mais avare.
D'autre sang, mais plus vil, expiera l'attentat [TH. CORN., Essex, V, 4]
J'embrasse mon rival, mais c'est pour l'étouffer [RAC., Brit. IV, 3]
Vous ne faites que ce que font les autres ? mais c'est ce que l'Écriture vous défend [MASS., Carême, Élus.]
Heureux, mais gouvernés, libres, mais sous des maîtres [VOLT., Brut. III, 7]
Tu nous laissas le jour, mais pour nous avilir [ID., M. de Cés. I, 3]
Ils ont dit que le mien serait assez beau, si.... ; que celui de Denis serait assez bien ; mais.... eh ! bien, si, mais ? [MARMONTEL, Mém. III]
Il s'emploie pour rendre raison de quelque chose. Je l'ai, il est vrai, maltraité, mais j'en avais sujet.
Il peut se répéter pour donner plus de force à l'opposition.
Immolez, non à moi, mais à votre couronne, Mais à votre grandeur, mais à votre personne... [CORN., Cid, II, 9]
Ce n'est point parce que ses passions le rendent contraire à Dieu, mais parce qu'elles troublent son repos, mais parce qu'elles lui causent de mortels chagrins, mais parce qu'il se voit souvent dans l'impuissance de les satisfaire... [BOURDAL., Myst. Concept. de la Vierge, t. II, p. 14]
À l'instant il s'éleva dans tout Israël un seul cri, mais éclatant, mais unanime [J. J. ROUSS., Lév. d'Éphr. ch. 3]
Mais.... mais.... à la fin d'une objection, se dit pour faire pressentir des objections, des restrictions qu'on ne veut pas exprimer.
Les soupers du roi [de Prusse] sont délicieux ; on y parle raison, esprit, science ; la liberté y règne, il est l'âme de tout cela ; point de mauvaise humeur, point de nuage, du moins point d'orages ; ma vie est libre et occupée ; mais.... mais... ; je suis en train de dire des mais [VOLT., Lett. Mme Denis, 6 nov. 1750]
Il peut se joindre à cependant et ne fait que le renforcer.
Mais cependant ce jour il épouse Andromaque [RAC., Andr. IV, 3]
Mais avec non exprime une négation sous forme d'objection.
Le peuple [juif] pour qui Dieu a fait des choses si étonnantes va sans doute être le maître de l'univers ; mais non, le fruit de tant de merveilles est de souffrir la disette et la faim dans des sables arides [VOLT., Dict. phil. Moïse.]
Mais s'emploie, dans la conversation, au commencement d'une phrase, qui a quelque rapport à ce qui précède. Mais, dites-moi, que voulez-vous faire de tous ces livres ? Mais encore quel parti prenez-vous ? Mais, qu'avez-vous dit ? Mais enfin, à quoi en voulez-vous venir ? Il sert quelquefois de transition pour revenir à un sujet qu'on avait laissé, ou pour quitter celui dont on parlait. Mais revenons à notre propos. Mais c'est trop parler de cela.
10° Mais s'oppose à non-seulement, dans deux membres de phrases qui se correspondent, et exprime une addition à ce qui est signifié par non-seulement. Non-seulement il est bon, mais encore il est généreux. Non-seulement on le blâme, mais même on l'accuse.
11° Il s'emploie sans verbe, d'une manière exclamative, pour exprimer la surprise, le blâme.
Cela est bon pour une demoiselle de St-Cyr : mais une véritable abbesse ! [MAINTENON, Lett. à Mme de la Viefville, 4 mars 1706]
12° Mais ne vous en déplaise, se dit quand on veut contredire quelqu'un.
13° Eh mais, se dit pour exprimer le doute, l'hésitation, la suspension.
Que dit-elle ? une affaire, où je suis Intéressée !... eh mais ! à ceci je ne puis Rien comprendre... [COLLIN D'HARLEVILLE, Optimiste, V, 7]
Il marque aussi l'étonnement. Eh mais ? qu'y a-t-il là-dedans ?
14° S. m. Objection, difficulté.
Mais.... - Achevez, seigneur : ce mais que veut-il dire ? [CORN., Nicom. III, 7]
Que le diable t'emporte avec tes si et tes mais ! [REGNARD, Retour impr. 15]
Dorval : Mais...Géronte : Mais, mais, voyons votre mais [GOLDONI, Bourru bienfais. II, 1]
C'est un homme qui n'a ni si ni mais, un homme franc, qui ne cherche ni excuse ni prétexte. Des mais, des si, des car, se dit des objections, des difficultés qu'on oppose à une chose simple. Il y a un mais se dit pour signifier qu'il y a des critiques à faire.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    N'en parlez mais, se je nel vous comant [, Ch. de Rol. XI]
    J'i puis aler, mais n'i aurai garant [, ib. XXIV]
    Quant ert-il [sera-t-il] mais recreanz d'ostoier [faire la guerre] ? [, ib. XXXIX]
    Bataille aurez, onque mais tel ne fut [, ib. LXXX]
  • XIIe s.
    Par tantes fois [j'] ai esté assailliz Que je n'ai mais povoir de moi defendre [, Couci, V]
    Je n'en puis mes ; car je la desir si... [, ib. VIII]
    Jà de mon cuer n'istra [de mon cœur ne sortira] mais la semblance Dont [ma dame] me conquist à mos pleins de douçor [, ib. XVI]
    Ainz mais n'avint en France nule si granz dolors [, Sax. XXVII]
  • XIIIe s.
    Et bien m'avez fait le plus haut servise que mais nule gent feist à home [VILLEH., LXXXVIII]
    Ha Diex ! verrai-je mes, fait-ele, mes amis ? [, Berte, XX]
    Or est ele mout aise, mais tost sera dolente [, ib. X]
    [Elle] Ne pouvoit mes aler, car forment ert lassée [, ib. XLVI]
    Moi ne chaut qu'on en fasse, mes qu'ele [pourvu qu'elle] soit tuée [, ib. XVI]
    L'omme lay [laïque], quant il ot mesdire de la lay [loi, religion] crestienne, ne doit pas deffendre la lay crestienne, ne mais [sinon] de l'espée [JOINV., 198]
    Et le mestre dit : Sire, mes m'ennuie tant comme il me peut ennuier [ID., 197]
    Il a tant donné que il n'a mez que donner [ID., 205]
  • XIVe s.
    Vertu encline touz jours à eslire bien, et vice au contraire ; mais aucune foiz en l'operacion qui est eslue par vertu peut estre empeeschement [ORESME, Eth. 63]
  • XVe s.
    Si me fit-elle tant de bien que j'en suis tenu de prier à tousjours mais pour elle [FROISS., I, I, 15]
    Autant vault si je m'en tais, Car certainement je tiens Qu'il ne s'en fera jà rien ; En toute chose a ung mais [CH. D'ORL., Rondeau.]
    C'est son parler ne moins ne mais [VILLON, Grand test.]
  • XVIe s.
    Sans si, sans mais, est son bruyt, gloire et fame [J. MAROT, V, 259]
    Eureuse suys, mais que [pourvu que] ce temps me dure [ID., V, 322]
    De quoy Numitor fut fort courroucé, mais eux ne s'en soucierent guieres, ains amasserent à l'entour d'eulx bonne trouppe d'hommes vagabonds [AMYOT, Rom. 7]
    Cela n'est pas fait en amy, mais en sophiste, qui ne quiert que l'apparence [ID., Com. discerner le flatteur de l'ami, 55]
    Ma deliberation ne est de provocquer, ains d'appaiser, d'assaillir, mais de deffendre [RAB., Garg. I, 29]
    Voire mais, que fera il si on le presse de... ? [MONT., I, 190]
    Que peut-il mais de vostre ignorance ? [ID., II, 48]
    En nul endroit, comme a chanté Virgile, La foy n'est seure, et me l'a fait sçavoir Ton jeune cœur, mais vieil pour decevoir [RONS., 96]
    Il estoit destiné par sentence des cieux, Que je devois servir, mais [bien plus] adorer vos yeux [ID., 239]
    Ô prince, mais o Dieu, dont la celeste face... [ID., 671]
    Mon mastin, garde bien de mordre ma mignonne, Si elle vient me voir, ains baise luy les pieds : Mais aboye de loin si de quelque personne Au milieu de nos jeux nous estions espiez [ID., 744]
    Mais dites-moy que signifie Que les ligueurs ont double croix ? C'est qu'en la ligue on crucifie Jesus Christ encore une fois [, Sat. Mén. Quatrain sur les doubles croix de Lorraine]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, main, mâie, dans le sens de jamais ; Hainaut, mé ; provenç. mais, mai, mas, ma ; cat. may ; esp. et port. mas ; ital. ma et mai ; du lat. magis, qui signifie plus, davantage. Le patois normand conserve deux anciens emplois de mais : Il n'a mais que dire, il n'a plus rien à dire ; et mais que dans le sens de lorsque : Mais que j'aille chez vous, je vous l'apporterai.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    MAIS. Ajoutez :
    15° Mais que, ancienne conjonction qui est aujourd'hui hors d'usage, et qui signifiait dès que.
    Vous pouvez penser comme il fera, mais qu'il soit [dès qu'il sera] doyen des cardinaux [MALH., Lexique, éd. L. Lalanne.]
    L'affection avec laquelle j'embrasserai votre affaire, mais que je sache [dès que je saurai] ce que c'est, vous témoignera... [ID., ib.]
    Cette conjonction est encore très usitée dans les campagnes normandes.

mais

MAIS. Conjonction qui sert généralement à marquer Opposition, exception, différence. Il est fort honnête homme, mais il est un peu brutal. Il est riche, mais avare. Elle n'est pas aussi jolie que sa soeur, mais elle est plus spirituelle.

Il s'emploie aussi pour rendre raison de quelque chose dont on veut s'excuser. Il est vrai, je l'ai mal reçu, mais j'avais mes raisons pour cela.

Il s'emploie aussi pour marquer l'Augmentation ou la diminution. Sa puissance n'est pas diminuée, mais accrue.

MAIS s'emploie aussi dans la conversation, au commencement d'une phrase qui a quelque rapport à ce qui a précédé. Mais, dites-nous, quand nous donnerez-vous satisfaction? Mais, pourquoi vous en prenez-vous à moi. Mais encore, mais enfin, que dites-vous de cela? Mais, qu'ai-je fait? Mais, qu'ai-je dit?

Il sert quelquefois de transition pour revenir à un sujet qu'on avait laissé, ou simplement pour quitter le sujet dont on parle. Mais revenons à notre affaire. Mais c'est trop parler de moi. Mais il est temps de finir. Mais encore faut-il s'entendre.

MAIS se prend quelquefois substantivement pour signifier Objection, difficulté. Il y a toujours avec lui des si et des mais.

MAIS était autrefois un adverbe et signifiait Plus. Il a encore ce sens dans l'expression : N'en pouvoir mais. Si le fils a fait une faute, le père n'en peut mais.

il s'emploie encore comme adverbe pour insister. Il fut reçu très bien, mais très bien. Cet enfant est joli, mais très joli.

Il s'emploie aussi en coordination avec Non seulement pour renforcer ce qui vient d'être dit. Non seulement il est bon, mais encore il est généreux. Non seulement il est pauvre, mais il est criblé de dettes. Non seulement il a eu ce tort, mais bien plus, mais qui plus est, il s'en est vanté.

maïs

MAÏS. n. m. Sorte de céréale qui sert à l'alimentation des hommes et des animaux. Champ de maïs. Plantation de maïs. La récolte du maïs. Farine de maïs. Gâteau de maïs. Bouillie de maïs.

mais

Mais, Ast, At, Atque vero, Caeterum, Sed, Verum.

Mais à moy il ne me peut advenir chose plus plaisante que, etc. Mihi autem nihil amabilius officio tuo et diligentia.

Qu'as-tu affaire en cette maison? S. mais toy? Quod apud hasce aedes negotium est tibi? S. immo quod est tibi?

Mais au contraire, Sed contra.

Mais aussi, Sed et nostrorum gloriam percenseamus.

Il m'en souvient, mais aussi il y a long temps, Memini atque adeo longum est.

Vous n'avez plus de souvenance, non seulement des paroles des ennemis de Milo, mais aussi d'aucuns, etc. Obliti estis, non modo inimicorum Milonis sermones, sed nonullorum imperitorum.

Il n'est pas seulement plus haut d'un doigt, mais aussi de toute la teste, Non digito vno redundat, sed capite.

Je ne te voudroy pas seulement prester argent, mais aussi mettre ma vie pour toy en danger, Funderem pro te sanguinem, nedum tibi pecuniam crederem.

Mais aussi prenez garde que, etc. Atvt, etc.

Mais bien plus, Quinimo.

Mais certes, Verumenimuero.

Mais certes malheureusement, Immo enimuero infoeliciter.

Mais comment, etc. Quomodonam mi frater de nostris versibus. Caesar.

Mais depuis que, At postquam.

Mais escoute, demeure, etc. Hem, sed mane, concrepuit a Glycerio ostium.

Mais fort bien, Immo optime.

Voire mais je, etc. Sed enim nequeo durare quin, etc.

Mais je vous demande, qu'est-ce? At per Deos immortales quid est?

Mais je vous prie est-ce de merveille, si, etc. Mirum vero, impudenter mulier si facit meretrix?

Mais je vous prie voyez l'impudence de l'homme, At videte hominis impudentiam.

Mais le voila luy mesme, Atque eccum.

Mais maintenant, Nunc vero.

Mais le don sera selon que tu le recevras, Sed perinde erit munus vt acceperis.

Mais, mais, pourquoy ne, etc. Atque adeo autem cur non egomet intro eo?

Mais ne suis-je, etc. Sumne autem nihil, qui, etc.

Mais n'est-ce point ci Simo? Hiccine est Simo?

Mais n'est-ce point la Philotion que je voy? Sed videon'ego Philotion?

Mais non seulement, etc. Nec vero dialecticis modo sit instructus.

Mais ois-tu? Atque audin'?

Il n'est point à comparer à M. Aquilius, mais plustost aux Scipions, Non cum M. Aquilio, sed vero cum Scipionibus conferendus.

Mais plustost augmentée, Nullius authoritas immunita est, aucta etiam.

Mais pourquoy? Nam quid ita est?

Mais pourquoy as-tu nié cela? Namque illud quare negasti?

Mais pour mieux dire ou au vray dire, Immo.

Mais pour vray, At hercule.

Mais prenez le cas qu'il l'ait payé, Sed dissolueris sane.

Mais puis que, etc. Quod quia nullo modo sine amicitia firmam, et caet.

Mais quand sera-ce que tu changeras tes vices en bien? Nunc quando in bonum verteris vitia?

Mais quand fut venu que, etc. Quod quum accidisset, vt alter alterum nec opinato videremus surrexit, etc.

Tu dis bien, mais que tu le faces, Dicis, si facies modo.

Ouy bien, mais que ce soit du tien, Nempe de tuo.

Mais qu'en ay-je à faire. Quid mea autem?

Mais que c'est bien chose à louer, de dire que celuy, etc. Est vero probandum, quid, etc.

Mais que c'est une chose meschante? Turpis vero haec actio?

Mais quelqu'un me pourroit dire, Atque aliquis dicat.

Mais qu'est cela? Sed quid hoc?

Et mais qui, etc. Et sane quis concipiat, etc.

Mais qui, etc. Porro qui confessum defendit, non, etc.

Mais qui plus est, Ille vero et ea quae eo tempore timebamus praedixit.

Mais qui plus est, Quinimmo, Immo etiam.

Mais Ulysses estoit fin, Vlysses vero astutus fuit.

Mais sa mere mesme, Quinimmo mater quidem.

Mais s'il n'en veut rien faire j'ay, etc. Sin est autem vt nolit, recte, etc.

Mais soit ainsi que j'aye evité, etc. Sed effugi insidias.

¶ Mais pour Plus, vient de l'adverbe Magis, en ostant le g.

Il a mais de quarante ans, Annos natus magis quadraginta. Cic.

mais


MAIS, conjonct. [mê; ê ouv. et long.] Cette conjonction sert à marquer, 1°. Contrariété, exception, diférence. "Il est fort honête homme, mais il a un tel défaut. "Elle n'est pas aussi belle, mais elle a plus d'esprit. = 2°. Augmentation ou diminution. "Non seulement il est bon, mais encôre il est brâve. "Elle est assez bien faite, mais elle n'est pas grande. = 3°. Elle sert quelquefois de transition. "Mais c'est assez parler de cela, passons à un autre article non moins important.
   Rem. I. Mais est une particule ou conjonction adversative. On ne doit donc point l'employer quand il n'y a pas d'oposition entre les deux membres de la phrâse. "Les desirs de Rachel se sont élevés vers le ciel... mais on en a vu descendre des Josephs. Les desirs de la femme d'Helcana se sont élevés vers le ciel... mais on en a vu descendre des Samuels, etc. etc. Mascar. Il y a dans cette phrâse une suite de mais, qui seraient mieux remplacés par Et; car il y a liaison, et non oposition entre les prières et leurs éfets. = Mais est aussi déplacé dans la phrâse suivante. "Elle étoit encore très-jeune, mais d'une beauté extraordinaire. Rollin. Pourquoi ce mais? Il n'y a pas d'oposition entre la jeunesse et la beauté. Âgée, mais encôre belle; laide, mais jeune: voilà où le mais est bien placé. Il falait donc, jeune et d'une beauté, etc. = II. Mais, liant deux membres de phrâse, exige le même ordre dans la construction de ces deux membres. Les phrâses suivantes pèchent contre cette règle, prescrite par l'amour de la netteté et de la clarté. "On peut mettre hardiment ce systême au nombre de ceux qu'enfante une imagination vive et féconde, mais qui, dénué de la moindre vraissemblance, se troûve absolument démenti, etc. Orig. des Lois. En vertu de la conjonction, qui devrait se raporter au même antécédent que le relatif que, c. à. d. ceux: et l'Auteur le fait raporter à systême. Ce tour de phrâse est sauvage et irrégulier. "Les Vaudois s'avisèrent que les Apôtres n'étoient pas seulement pauvres, mais encôre prédicateurs. Boss. Le transport de la négative ocasione de l'embarras. Il falait: étoient non seulement paûvres, mais encôre prédicateurs; ou bien, qu'ils n'étoient pas seulement paûvres, mais qu'ils étaient encôre prédicateurs. "Le premier témoin qui s'offre à M. Bailly c'est Diodore de Sicile, qui ne lui aprend rien de la position de Atlantes, mais seulement de leur antiquité. Ann. Litt. Le premier membre de cette phrâse est négatif, le 2d, qui n'est déterminé que par mais, doit l'être aussi. On peut donc croire, d' aprês cette construction, que Diodore n'aprend rien de l' antiquité des Atlantes, comme il n'aprend rien de leur position. Il y a donc dans cette phrâse, non seulement de l'embarras, mais un contre-sens. Il fallait: Diodore, qui n'aprend rien de la position des Atlantes, mais qui parle seulement de leur antiquité. = III. Vaugelas justifie mais même, contre l'opinion de ceux qui le trouvent trop dur. "Non seulement il lui a pardonné, mais même il lui a fait du bien. Dans le Dict. Gram. On préfère mais encôre. L'Acad. ne met que celui-ci. = IV. Plusieurs mais de suite dans une phrâse, font un mauvais éfet. "Mais il me répondit: Je suis fâché de le faire; mais ce n'est pas une action volontaire, mais forcée.
   N'en pouvoir mais ne peut plus trouver sa place que dans le burlesque. Vaug. Corn. Andry. L. T. Ces Gramairiens entendent par ce mot de burlesque, le style familier. On les distingue aujourd'hui. "Je n'en puis mais: en puis-je mais? Ce n'est pas ma faûte: est-ce ma faute?
   MAIS, comme si, s'emploie substantivement dans le style familier. "Ennuyé de vos mais, il vous avoit plantée là. Marm. c. à. d. ennuyé des dificultés que vous formiez sans cesse.
   * Mais que, pour lorsque, ou pourvu que, est vieux et hors d'usage. "Venez-moi quérir, mais qu'il soit venu; lorsqu'il sera venu; mais qu'il viène, pourvu qu'il viène.

Synonymes et Contraires

mais

adverbe mais
Introduit une précision.
Traductions

mais

aber, allein, dagegen, sondern, de, dochbut, onlymaar, echter, doch, beslist, jazeker, alleenאבל (מ יחס), אך (מ' חיבור), אלא (מ חיבור), רק (מ חיבור), אַךְ, אֲבָל, רַקpero, mastetapima, bensì, comunque, però, sennonchémasαλλάно, а, затоلَكِنalemenmuttaaliしかし그러나menalemenแต่fakatnhưng但是Но ()
conjonction
1. sert à introduire une idée opposée Ces fruits sont gros mais sans saveur.
2. sert à insister mais si mais non

mais

[mɛ] conj
(contraste, opposition) → but
C'est cher mais de très bonne qualité → It's expensive, but very good quality.
mais non! → of course not!
mais encore? (ironique) → is that all?