marivaudage

(Mot repris de marivaudages)

marivaudage

n.m.
1. Dans la littérature, langage raffiné et précieux propre à l'expression de la passion amoureuse, dont le modèle est le théâtre de Marivaux.
2. Litt. Badinage spirituel et superficiel ; échange de propos galants et raffinés.

MARIVAUDAGE

(ma-ri-vô-da-j') s. m.
Style où l'on raffine sur le sentiment et l'expression, et qui a été ainsi nommé d'après les qualités et les défauts du style de Marivaux.
Marivaux se fit un style si particulier qu'il a eu l'honneur de lui donner son nom ; on l'appela marivaudage : c'est le mélange le plus bizarre de métaphysique subtile et de locutions triviales, de sentiments alambiqués et de dictons populaires [LAHARPE, Lycée ou Cours de littérature, XVIIIe siècle, I, ch. 5, sect. 5]

ÉTYMOLOGIE

  • Marivaux, écrivain du XVIIIe siècle, auteur de plusieurs pièces fines et spirituelles. On remarquera que le mot a été formé comme si Marivaux s'était écrit Marivaud ; c'est une erreur fondée sur ce que le son ô à la fin des noms propres s'écrit très souvent par aud.

marivaudage

MARIVAUDAGE. n. m. Action de marivauder ou Propos dans lesquels on marivaude. Toute sa conversation n'a été que pur marivaudage. Donner dans le marivaudage. Cet homme est insupportable par son perpétuel marivaudage.

Il se dit aussi d'une Manière d'écrire recherchée et quintessenciée. Son style est déparé par le marivaudage.