mathématique

1. mathématique

n.f. [ gr. mathêmatikos, de mathêma, science ]
Ensemble des disciplines mathématiques envisagées comme constituant un tout organique.

mathématiques

n.f. pl.
Science qui étudie par le moyen du raisonnement déductif les propriétés des grandeurs numériques, des figures géométriques, ainsi que les relations qui s'établissent entre elles : Un exercice de mathématiquesabrév. math ou maths
Mathématiques spéciales,
seconde année de classe préparatoire aux concours des grandes écoles scientifiquesabrév. math spé
Mathématiques supérieures,
première année de classe préparatoire aux concours des grandes écoles scientifiquesabrév. math sup

2. mathématique

adj.
1. Relatif aux mathématiques : Un raisonnement mathématique.
2. Qui présente un caractère rigoureux ; qui exclut toute incertitude, toute inexactitude : Elle a tout réglé avec une précision quasi mathématique géométrique, précis, rigoureux ; approximatif, imprécis
C'est mathématique,
c'est logique, certain, inévitable : À vouloir investir partout, il finira par perdre de l'argent, c'est mathématique.

MATHÉMATIQUE

(ma-tè-ma-ti-k')
Adj. qui a rapport à la science des nombres, des figures et des mouvements. Vérité mathématique. Langage mathématique.
Quoi qu'il eût été fort répandu dans le monde, sa simplicité et son ingénuité naturelle n'en avaient point été altérées, et le caractère mathématique avait toujours prévalu [FONTEN., Sauveur.]
Il se mêle à l'optique mathématique un jugement de l'âme, fondé sur l'expérience ; c'est ce qui fait que nous nous formons des idées des distances, sans nous servir d'aucune mesure [VOLT., Mél. litt. à M***.]
L'un des plus grands avantages des théories mathématiques et le plus propre à établir leur certitude, consiste à lier ensemble des phénomènes qui semblent disparates, en déterminant leurs rapports mutuels, non par des considérations vagues et conjecturales, mais par de rigoureux calculs [LAPLACE, Expos. IV, 17]
Point mathématique, le point considéré abstractivement, comme n'ayant aucune étendue. Suivant les géomètres, le point mathématique est l'extrémité de la ligne.
S. f. Science qui a pour objet les nombres, les figures et les mouvements. Théorème, problème de mathématique. Étudier en mathématique.
Nulle science humaine ne le peut garder [l'ordre] ; saint Thomas ne l'a pas gardé ; la mathématique le garde, mais elle est inutile en sa profondeur [PASC., Pens. XXV, 108, éd. HAVET.]
Comme il avait dessein d'instruire mon frère dans les langues et qu'il savait que la mathématique est une science qui remplit et qui satisfait beaucoup l'esprit [Mme PÉRIER, Vie de Pascal.]
D'Aguesseau se plaisait à toutes les parties de la physique et de la mathématique [SAINT-SIMON, 453, 124]
Le mouvement des astres, celui de notre petite terre autour du soleil, tout s'opère en vertu des lois de la mathématique la plus profonde [VOLT., Dict. phil. Athéisme.]
Fig.
Ce n'est pas l'ordinaire de parler si précisément des vertus soit de l'entendement, soit de la volonté, ni de faire de la morale une mathématique [LAMOTHE LE VAYER, Vertu des païens, II, Julien.]
Étui de mathématique, étui dans lequel sont renfermés les instruments nécessaires aux mathématiciens. Il est plus usité au pluriel, quoiqu'il soit préférable de dire la mathématique, comme on dit la mécanique, la statique, etc. (autrefois on disait les mécaniques, les statiques, ce qu'on fait encore en anglais ; l'Académie dit qu'on ne l'emploie jamais au singulier avec l'article ; c'est une erreur en fait, puisque les meilleurs auteurs s'en sont servis ainsi ; et en droit, puisqu'il n'y a aucune raison grammaticale à cette prescription). Il sait les mathématiques. Un cours de mathématiques.
Il faut que les mathématiques domptent les écarts de notre raison ; c'est le bâton des aveugles, on ne marche point sans elles ; et ce qu'il y a de certain en physique est dû à elles et à l'expérience [VOLT., Mél. litt. à M***.]
Dès qu'il s'agit d'expliquer nos sensations, les mathématiques deviennent impuissantes [ID., ib. (la 2e pièce).]
Mathématiques pures, celles qui ne s'occupent que de la théorie, sans aucune idée d'application, et mathématiques mixtes, celles qui considèrent les propriétés de la grandeur dans certains corps ou sujets particuliers.
La quantité abstraite, objet des mathématiques pures, est ou nombrable ou étendue [D'ALEMB., Explic. syst. conn. hum. Œuvr. t. I, p. 337, dans POUGENS.]
Les mathématiques mixtes ont autant de divisions et de sous-divisions qu'il y a d'êtres réels dans lesquels la quantité peut être considérée [ID., ib.]
Dans les lycées et établissements d'instruction secondaire, on distingue deux classes et deux cours de mathématiques : les mathématiques élémentaires, qui comprennent l'arithmétique et les éléments de géométrie, et les mathématiques spéciales (voy. SPÉCIAL).
Mathématiques s'est dit de l'ensemble des sciences où interviennent les théories des nombres.
Il ne s'agit, dans ces deux passages, ni d'arithmétique, ni de géométrie, ni de musique, ni d'astronomie, sciences que l'on comprend, chez les gens de lettres, sous le nom de mathématiques, et approuvées universellement d'un chacun [G. NAUDÉ, Apologie pour les grands hommes, ch. V]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Mesure mathematique ou precise. - Sciences mathematiques [ORESME, Thèse de MEUNIER.]
  • XVIe s.
    Sire, entre les autres sciences dignes des plus grands pripces et monarques du monde, je croy qu'il n'y a celui qui ne soit de ceste opinion que les mathematiques doibvent marcher devant toutes les autres [FORCADEL, Éléments d'Euclide, Au roy.]
    Je sçay que il y a quatre parties en la mathematique [MONT., I, 154]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. mathematic, mathematica ; espagn. et ital. matematico, matematica ; du latin mathematicus, qui vient du grec signifiant, instruction (l'instruction, la science par excellence). L'origine du grec, est controversée : selon Curtius, il appartient à la racine man, penser, se souvenir, avec un adjonctif, comme il y en a beaucoup d'exemples ; selon Kuhn, c'est la racine math, manth, qui signifie agiter ; on comprend d'ailleurs la transition d'agiter à penser, apprendre.

mathématique

MATHÉMATIQUE. adj. des deux genres. Qui est relatif à la science des nombres, des figures et des mouvements. Démonstration, opération mathématique.

Point mathématique, Le point considéré abstractivement comme n'ayant aucune étendue.

Sciences mathématiques ou, par ellipse, Les mathématiques, n. f. pl. Nom générique par lequel on désigne l'arithmétique, la géométrie, la mécanique, etc. Problème de mathématiques. Cours de mathématiques.

Mathématiques pures, Celles qui considèrent les propriétés des nombres et des figures d'une manière abstraite; et Mathématiques appliquées, Celles qui les considèrent dans leurs applications aux sciences physiques. La géométrie, l'algèbre, etc., appartiennent aux mathématiques pures; l'astronomie, la mécanique font partie des mathématiques appliquées.

Dans les établissements d'instruction publique on distingue deux classes de mathématiques : Les mathématiques élémentaires et Les mathématiques spéciales, cette dernière servant à la préparation des grandes Écoles.

mathematique

Mathematique, Mathesis, Mathema, huius mathematis.

Synonymes et Contraires

mathématique

adjectif mathématique
Qui exclut toute inexactitude.
Traductions

mathématique

mathematisch

mathématique

wiskundig, mathematisch

mathématique

מתמטי (ת), מתמטיקה (נ)

mathématique

matemàtica

mathématique

matematický

mathématique

matematika, matematiko

mathématique

matematico, matematica

mathématique

matematisk

mathématique

matemaattinen

mathématique

matematički

mathématique

数学の

mathématique

수학의

mathématique

matematisk

mathématique

matematyczny

mathématique

matemático, matemática

mathématique

matematisk

mathématique

เกี่ยวกับคณิตศาสตร์

mathématique

matematiksel

mathématique

thuộc toán học

mathématique

数学的, 数学

mathématique

數學

mathématique

[matematik] adjmathematical