maxime

maxime

n.f. [ du lat. maxima [sententia], [sentence] la plus générale ]
Formule brève énonçant une règle de morale ou de conduite ou une réflexion d'ordre général : « Aide-toi, le ciel t'aidera » est une maxime.

maxime

(maksim)
nom féminin
formule qui exprime une règle de morale ou une vérité générale une maxime populaire

MAXIME1

(ma-ksi-m') s. f.
Proposition générale qui sert de règle.
Leurs maximes de feu et de sang assurent et fortifient la malice, quand elle est encore craintive et douteuse [BALZAC, De la cour, 7e disc.]
N'écoutez point pour lui ces maximes cruelles [CORN., Poly. III, 3]
On ne peut trop louer trois sortes de personnes, Les dieux, sa maîtresse et son roi ; Malherbe le disait, j'y souscris quant à moi ; Ce sont maximes toujours bonnes [LA FONT., Fabl. I, 14]
Pour gagner les hommes, il n'est point de meilleure voie que.... de donner dans leurs maximes, encenser leurs défauts, et applaudir à ce qu'ils font [MOL., l'Avare, I, I]
Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu'à les appliquer [PASC., Pens. VI, 1]
Les sujets ont cessé de révérer les maximes de la religion quand ils les ont vues céder aux passions et aux intérêts des princes [BOSSUET, Reine d'Anglet.]
Siècle vainement subtil, où l'on veut pécher avec raison, où la faiblesse veut s'autoriser par des maximes, où tant d'âmes insensées cherchent leur repos dans le naufrage de la foi [ID., Ann. de Gonz.]
Aussi avait-il pour maxime, écoutez, c'est la maxime qui fait les grands hommes : que, dans les grandes actions, il faut uniquement songer à bien faire, et laisser venir la gloire après la vertu [ID., Louis de Bourbon.]
Socrate donnait pour maxime qu'il fallait que chacun suivît la religion de son pays [ID., Hist. II, 5]
Carthage tenait pour maxime de n'avoir que des troupes étrangères [ID., ib. III, 6]
C'était sa maxime que la raillerie ne convient pas à ceux qui sont élevés au-dessus des autres [FLÉCH., Dauphine.]
Le vin au plus muet fournissant des paroles, Chacun a débité ses maximes frivoles, Réglé les intérêts de chaque potentat.... [BOILEAU, Sat. III]
La ballade, asservie à ses vieilles maximes, Souvent doit tout son lustre au caprice des rimes [ID., Art p. II]
Mais si de vos flatteurs vous suivez la maxime [RAC., Brit. IV, 3]
Après que vous aurez posé pour maxime qu'on peut violer les règles de la probité [FÉN., Tél. X]
Vous vous faites des maximes qui diminuent à vos yeux vos propres fautes [MASS., Car. Tiédeur, 1]
Ils [les Romains] vainquirent tous les peuples par leurs maximes ; mais, lorsqu'ils y furent parvenus, leur république ne put subsister [MONTESQ., Rom. ch. 18]
Je hais les mauvaises maximes encore plus que les mauvaises actions [J. J. ROUSS., Hél. I, 30]
On sait bien que tout homme qui pose des maximes générales entend qu'elles obligent tout le monde excepté lui [ID., ib. III, 22]
Une maxime ou un principe est un jugement dont la vérité est fondée sur le raisonnement ou sur l'expérience [CONDILLAC, Art d'écrire, II, 9]
Les maximes sont d'un grand usage en morale et en politique : elles expriment la profondeur de celui qui écrit, parce qu'elles supposent souvent beaucoup d'expérience, de réflexions fines et de grandes lectures [ID., ib.]
Les maximes d'État, les maximes que les politiques se faisaient pour le gouvernement et par lesquelles ils se mettaient souvent au-dessus des règles de la morale.
Le séjour de votre potentat Qui n'a que ses fureurs pour maxime d'État [CORN., Sertor. III, 2]
Au plur. Titre donné à certains ouvrages de morale. Les Maximes de la Rochefoucauld. Une maxime, une proposition qui appartient ou pourrait appartenir à un livre de maximes.
Je fis l'autre jour une maxime tout de suite sans y penser, et je la trouvai si bonne que je crus l'avoir retenue par cœur de celles de M. de la Rochefoucauld [SÉV., 62]
Ce ne sont point des maximes que j'ai voulu écrire ; elles sont comme des lois dans la morale ; et j'avoue que je n'ai ni assez d'autorité, ni assez de génie pour faire le législateur [LA BRUY., Caract. Préface]

REMARQUE

  • Au XVIIe siècle, quelques-uns faisaient maxime du masculin, d'après Marguerite Buffet, Observ. p. 191.

SYNONYME

  • MAXIME, SENTENCE. La maxime est une proposition importante qui sert de règle dans la conduite ; ce qui domine dans la signification de ce mot, c'est la grandeur, la force. La sentence est une proposition courte qui instruit et enseigne ; ce qui domine dans la signification de ce mot, c'est l'idée d'opinion, de manière de voir. Le malheur est le grand maître de l'homme, est une sentence ; Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît, est une maxime. Mais c'est aussi, si l'on veut, une sentence ; de sorte que sentence est plus général que maxime ; il peut se dire là où maxime se dit, mais maxime ne peut pas se dire partout où l'on dit sentence.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Il [la Boëtie] avoit une maxime souverainement empreinte en son ame, d'obeyr et de se soubmettre très religieusement aux loix soubs lesquelles il estoit nay [MONT., I, 221]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. maxima, sous-entendu sententia, sentence très grande, générale (voy. MAXIMUM) ; cet emploi du superlatif appartient au latin du moyen âge, et encore assez récent.

MAXIME2

(ma-ksi-m') s. f.
Terme de plain-chant. Note qui vaut deux carrées ou quatre rondes.

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. maxima, très grande (note).

maxime

MAXIME. n. f. Proposition générale qui sert de principe, de fondement, de règle dans un art, dans une science, et particulièrement en matière de politique et de morale. Maxime générale, fondamentale. Fausse, dangereuse maxime. Maxime d'État. C'est une maxime reçue parmi les théologiens, parmi les casuistes. Suivre de mauvaises maximes. Agir contre sa maxime ordinaire, suivant, selon ses maximes.

Il se dit au pluriel d'un Recueil de pensées. Les Maximes de La Rochefoucauld.

maxime

Une Maxime, et proposition ferme, Pronuntiatum, Enuntiatio, Axioma, Kyria doxa.

Une maxime entre les practiciens, Theorema catholicum et axiomaticum inter circumforaneos homines. Bud.

maxime


MAXIME, s. f. [makcime: 3e e muet.] Suivant l'Acad. Proposition générale, qui sert de principe et de fondement, de règle en quelques Arts ou sciences. Mais il me semble que maxime se dit par raport aux moeurs, et principe par raport aux sciences et au raisonement. Diderot dit sur cette pensée de Senèque, devenue proverbe: "La route du précepte est longue, celle de l'exemple est courte; que "de cette maxime il résulte, etc. Sur quoi M. l'Ab. Grosier remarque fort bien, à mon avis, qu'il falait dire principe, que c'était le mot propre; et que maxime se dit d'une règle de morale, de conduite personelle. "Les maximes de la morale, de la Politique. "C'est une maxime d'État, de gouvernement. "Il veut établir de nouvelles maximes. = Il régit quelquefois de et l'infinitif. "Cette maxime constante de fraper sur tous les pouvoirs pour les réunir sur sa tête... menaçoit l'État d'une révolution prochaine. Anon.

Synonymes et Contraires

maxime

nom féminin maxime
Formule moralisante.
Traductions

maxime

maxim, Max

maxime

zinspreuk

maxime

Maxim

maxime

Max

maxime

Máximo

maxime

ρητό

maxime

máxima

maxime

Maxim

maxime

맥심

maxime

Maxim

maxime

[maksim] nfmaxim