mercier, ière

Recherches associées à mercier, ière: bourrelier

MERCIER, IÈRE

(mèr-sié, siè-r') s. m. et f.
Celui, celle qui vend toutes sortes de menues marchandises, surtout de celles qui servent à l'habillement. Petit, menu mercier. Adjectivement. Marchand mercier.
Porteballe qui va par les villes et les villages, pour y vendre toute sorte de menues marchandises. Il tuerait un mercier pour un peigne, se dit d'un vaurien qui, pour le plus mince profit, ne recule devant aucune mauvaise action.

PROVERBES

  • Au jour du jugement chacun sera mercier, il portera son panier, c'est-à-dire il répondra de ses fautes.
  • Petit mercier, petit panier, ou à petit mercier petit panier, c'est-à-dire il ne faut pas faire des entreprises au dessus de ses forces.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et les deux suers [sœurs] Jehan, que font ? Leur cors [elles] appareillent et vestent ; Au plus tost que puent [peuvent] s'aprestent, Pour recueillir Blonde à honneur ; Et furent mandé sans demeur à un mercier trente cendaus [, Bl. et Jehan, 4608]
  • XVe s.
    Petit mercier, petit pannier, Pourtant se je n'ay marchandise Qui soit du tout à vostre guise, Ne blasmés, pour ce, mon mestier [CH. D'ORL., Chans. 81]
  • XVIe s.
    En nostre dicte ville de Paris il y avoit audict mestier et estat de grosseriemercerie quatre gardes jurés.... sur semblables discordes qui s'estoient meus audict lieu de Paris entre les bonnetiers de ladicte ville et lesdicts merciers grossiers [, Ordonnance, 2 mars 1507]
    Deffenses à toutes personnes de se dire et qualifier roi des merciers [, Édit, avril 1597]
    Assez despendre et rien gaigner, mene à mal le pauvre mercier [LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 140]
    Ô si vous me y faictes votre lieutenant, dit Merdaille, je tueroye ung pigne pour un mercier [RAB., Garg. I, 33]

ÉTYMOLOGIE

  • Berry, marcier ; bourg. marcei ; prov. mercer, mercier ; bas-lat. mercerius ; du lat. merx, mercis, marchandise.