mitre

mitre

n.f. [ du lat. mitra, bandeau, du gr. ]
1. Coiffure liturgique de cérémonie portée par le pape, les évêques et certains abbés.
2. Appareil qui coiffe l'extrémité d'un conduit de cheminée pour empêcher la pluie ou le vent d'y pénétrer.

MITRE

(mi-tr') s. f.
Terme d'antiquité. Coiffure des anciens peuples de l'Asie, Perses, Lydiens, etc. que les dames romaines leur avaient empruntée.
Vous leur mettrez la mitre sur la tête, et ils seront mes prêtres pour me rendre un culte perpétuel [SACI, Bible, Exode, XXIX, 9]
C'est peu que, le front ceint d'une mitre étrangère, Ce lévite à Baal prête son ministère [RAC., Ath. I, 1]
Coiffure que portent les évêques, quand ils officient en habits pontificaux ; c'est un bonnet rond, pointu et fendu par le haut, ayant deux fanons qui pendent sur les épaules. En quelques églises les chanoines portaient la mitre.
Tu dors ! attends-tu donc que, sans bulle et sans titre, Il te ravisse encor le rochet et la mitre ? [BOILEAU, Lutr. I]
Une ville.... Où le vice orgueilleux s'érige en souverain, Et va la mitre en tête et la crosse à la main [ID., Sat. I]
Et de ces mitres d'or aux deux sommets pointus [VOLT., le Lac de Genève.]
Fig. La mitre, le pouvoir spirituel du pape.
La querelle de la couronne impériale et de la mitre de Rome [VOLT., Mœurs, 51]
Il s'est dit du bonnet qui est au-dessous de la couronne de l'empereur et de quelques rois.
Bonnet de papier qu'on mettait en Espagne sur la tête de ceux qu'on exécutait par jugement de l'inquisition.
Ils furent tous deux revêtus d'un san-benito, et on orna leurs têtes de mitres de papier [VOLT., Candide, 6]
Tuiles ou planches de plâtre qu'on dispose en forme de mitre au-dessus d'une cheminée pour l'empêcher de fumer.
Ancien nom du chapeau des agarics.
Petit rebord qui sépare la lame des couteaux de table d'avec la soie ou la queue qui sert à les emmancher.
Le dôme des chaudières des locomotives prend quelquefois le nom de mitre, lorsqu'au lieu de le faire rond on lui donne une forme quadrangulaire.
Pavé que l'on place à l'endroit où deux rangées se réduisent à une seule, en raison de ce qu'on emploie du pavé d'un plus fort échantillon.
10° Premier bout de tuyau qui est évasé et qui fait partie d'une suite de gros tuyaux de tôle placés sur le haut d'une cheminée.
11° Dans le langage familier, le train de derrière d'un dindon rôti lorsqu'on le détache des ailes et de la poitrine, parce qu'il offre une sorte de ressemblance avec une mitre.
12° Genre de coquilles univalves. Mitre polonaise, espèce de madrépore.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et puis li mist-on la mitre au cief qui iert blance [, Chr. de Rains, 105]
    Tiex cops [tels coups] lor donrai sor les testes, Que lever i ferai tex boces, Qu'il en perdront mitres et croces [, la Rose, 11412]
  • XIVe s.
    Pourquoi l'oreille est ploiant .... pour ce qu'el puisse estre ploiée sous la coiffe ou sous la mitre ; ceste utilité est fieble, car les bues [bœufs] ont oreilles ploians, qui n'ont coiffe ne mitre [H. DE MONDEVILLE, f° 16 verso.]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. esp. et ital. mitra ; du lat. mitra.

mitre

MITRE. n. f. Coiffure que portent les évêques quand ils officient en habits pontificaux. La mitre en tête. Officier avec la mitre et la crosse. En quelques églises les chanoines et certains abbés portaient la mitre.

Recevoir la mitre, Être nommé évêque.

En termes d'Antiquités, il se dit d'une Coiffure qui était en usage chez les femmes romaines et qui venait originairement des Perses.

MITRE se dit aussi d'un Dispositif en forme de mitre placé au-dessus d'une cheminée, pour l'empêcher de fumer.

mitré

MITRÉ, ÉE. adj. Qui porte la mitre. Il n'est guère usité que dans ces locutions : Abbé crossé et mitré; abbaye crossée et mitrée.

mitre

Mitre, f. penac. Mitra, et habent redimicula mitrae.

Mitre, crosse, et chappe, Mitra, Lituus, et trabea, B.

Une petite mitre, Mitella.

mitré

Mitré, Mitellatus, Mitrophorus, B.

¶ Estre mis à l'eschelle et mitré, Ad scalas digamorum trigamorumque exponi, mitella picta infamanteque conspicuum, B.

mitre


MITRE, s. f. MITRÉ, ÉE, adj. [2e e muet au 1er, é fer. au 2d et 3e.] En termes d'Antiquaire, mitre est une espèce de coifure des Dames Romaines, qui l'avaient empruntée des Grecques. = Parmi nous, ornement de tête, que les Évêques, les Abés Réguliers, et dans quelques Chapitres, ou les Chefs, ou tous les Chanoines portent à l'Église quand ils oficient. "Oficier avec la mitre et la crôsse; ou simplement, avec la mitre. = Mitré se dit des Abés et des Abayes. Abé crossé et mitré. Abaye crossée et mitrée.

Traductions

mitre

mitre

mitre

mitria, mitra

mitre

mitra

mitre

人字

mitre

人字

mitre

[mitʀ] nfmitre