mollir

mollir

v.i. [ de l'anc. fr. mol, mou ]
1. Perdre de sa force, de son énergie : Sentir ses jambes mollir flageoler ; se durcir, se raidir
2. Perdre de sa violence : Le vent mollit faiblir, tomber ; persister
3. Perdre de sa vigueur ; céder, flancher : Son courage mollit fléchir

mollir

(mɔliʀ)
verbe intransitif
1. devenir faible, tremblant Au bout du dixième aller-retour, mes jambes ont commencé à mollir.
2. figuré résister commencer à perdre sa volonté, son courage Il ne faut pas mollir maintenant !

mollir


Participe passé: molli
Gérondif: mollissant

Indicatif présent
je mollis
tu mollis
il/elle mollit
nous mollissons
vous mollissez
ils/elles mollissent
Passé simple
je mollis
tu mollis
il/elle mollit
nous mollîmes
vous mollîtes
ils/elles mollirent
Imparfait
je mollissais
tu mollissais
il/elle mollissait
nous mollissions
vous mollissiez
ils/elles mollissaient
Futur
je mollirai
tu molliras
il/elle mollira
nous mollirons
vous mollirez
ils/elles molliront
Conditionnel présent
je mollirais
tu mollirais
il/elle mollirait
nous mollirions
vous molliriez
ils/elles molliraient
Subjonctif imparfait
je mollisse
tu mollisses
il/elle mollît
nous mollissions
vous mollissiez
ils/elles mollissent
Subjonctif présent
je mollisse
tu mollisses
il/elle mollisse
nous mollissions
vous mollissiez
ils/elles mollissent
Impératif
mollis (tu)
mollissons (nous)
mollissez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais molli
tu avais molli
il/elle avait molli
nous avions molli
vous aviez molli
ils/elles avaient molli
Futur antérieur
j'aurai molli
tu auras molli
il/elle aura molli
nous aurons molli
vous aurez molli
ils/elles auront molli
Passé composé
j'ai molli
tu as molli
il/elle a molli
nous avons molli
vous avez molli
ils/elles ont molli
Conditionnel passé
j'aurais molli
tu aurais molli
il/elle aurait molli
nous aurions molli
vous auriez molli
ils/elles auraient molli
Passé antérieur
j'eus molli
tu eus molli
il/elle eut molli
nous eûmes molli
vous eûtes molli
ils/elles eurent molli
Subjonctif passé
j'aie molli
tu aies molli
il/elle ait molli
nous ayons molli
vous ayez molli
ils/elles aient molli
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse molli
tu eusses molli
il/elle eût molli
nous eussions molli
vous eussiez molli
ils/elles eussent molli

MOLLIR

(mo-lir) v. n.
Devenir mou. Ces fruits commencent à mollir.
Manquer de force, faiblir, fléchir. Ce cheval n'ira pas jusqu'au bout de la course, il commence à mollir.
Prêts à les repousser, les plus hardis mollissent [BOILEAU, Épître XI]
Le livre [un Quinault lancé contre le chanoine Évrard] sans vigueur mollit contre sa tête [ID., Lutr. V]
Leur courage mollit dans cet éloignement de leur patrie [RAYNAL, Hist. phil. VIII, 35]
Terme de manége. Se dit d'un cheval dont la jambe est faible et qui bronche souvent.
Terme de marine. Le vent mollit lorsqu'il tombe ou diminue de force ; on le dit aussi d'une grosse mer. Mollir se dit de l'état de la nage ou vogue, quand elle est moins énergique.
Fig. Céder trop facilement, ne pas garder de fermeté.
Je ne compatis point à qui dit des sornettes, Et dans l'occasion mollit comme vous faites [MOL., Tart. II, 3]
C'est à moi à m'humilier, mais non pas à mollir [BOSSUET, Lett. quiét. 36]
Nous verrons que M. Dupin ne fait que mollir en faveur de Nestorius et dissimuler ses erreurs [ID., Rem. hist. Conc. II, 6]
Si c'était un homme capable de mollir quelquefois sur l'article du devoir.... [BOURDAL., Pens. t. I, p. 407]
Persuadé que, si dans les commencements il mollissait en la moindre chose, tout le monde lui tomberait sur les bras [ROLLIN, Hist. anc. Œuvr. t. VI, p. 174, dans POUGENS]
Maintenant qu'il [le P. de la Tour] était à la tête du parti [janséniste], tout était perdu s'il mollissait [SAINT-SIMON, 154, 33]
Quand l'esprit humain s'est emporté longtemps aux dernières fureurs, il mollit vers la patience et l'indifférence ; on le voit dans chaque particulier et dans les nations entières [VOLT., Mœurs, 138]
Il mollissait contre ma résistance [J. J. ROUSS., Hél. VI, 3]
D'autres amis plus fermes, plus jaloux de mon honneur philosophique, m'exhortaient à ne pas mollir [MARMONTEL, Mém. VIII]
V. a.Terme de marine. Diminuer la raideur d'un câble ou d'une manœuvre quelconque, en la faisant filer. Mollir la barre du gouvernail, la rapprocher de l'axe du bâtiment.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Un mesme soleil mollit la cire et endurcit la fange [YVER, p. 622]

ÉTYMOLOGIE

  • Génev. mouler, se comporter lâchement, caponner ; du lat. mollire, rendre mou, de mollis, mou.

mollir

MOLLIR. v. intr. Devenir mou. Faire mollir à la cuisson.

Il signifie, par analogie, Manquer de force, faiblir, fléchir. Ce cheval aura peine à fournir sa course, il commence à mollir. Le vent mollissait contre les voiles. Les troupes mollissaient et commençaient à plier.

Il signifie figurément Céder trop aisément dans une occasion où il faudrait avoir de la fermeté. Il ne faut pas mollir dans cette affaire. Il se pique de fermeté, mais je l'ai vu mollir dans une occasion importante.

Il s'emploie aussi transitivement, en termes de Marine, et signifie Rendre plus mou, détendre. Mollir un cordage. Mollir la barre.

mollir

Mollir, Mollire.

mollir

Mollir, voyez Mol.

Synonymes et Contraires

mollir

verbe mollir
1.  Perdre de sa force physique.
2.  Devenir moins violent.
Traductions

mollir

soften

mollir

[mɔliʀ] vi
[jambes] → to give way
[vent] → to drop, to die down
(fig) [personne] → to relent
[courage] → to fail, to flag