monseigneuriser

MONSEIGNEURISER

(mon-sè-gneu-ri-zé) v. a.
Terme qui ne se dit que par plaisanterie. Affubler du titre de monseigneur.
Irai-je, adulateur sordide, Encenser un sot dans l'éclat, Amuser un Crésus stupide, Et monseigneuriser un fat ? [GRESSET, la Chartreuse.]
Se monseigneuriser, v. réfl. Se traiter réciproquement de monseigneur.
Étant allé voir un évêque de mes amis, et ayant appris qu'il y avait d'autres évêques avec lui, je demandai ce qu'ils faisaient : ils se monseigneurisent, me répondit assez plaisamment un de leurs laquais [CAILLIÈRES., Mots à la mode, Convers. 2, dans POUGENS]
Tout le monde se moque d'eux [des évêques], et on riait de ce qu'ils s'étaient monseigneurisés [SAINT-SIMON, 227, 46]
Non-seulement les évêques ne se monseigneurisaient pas, mais ils ne donnaient point du monseigneur aux cardinaux [VOLT., Dict. phil. Cérémonies.]

ÉTYMOLOGIE

  • Monseigneur.

monseigneuriser

MONSEIGNEURISER. v. tr. Honorer quelqu'un du titre de monseigneur. Je l'ai monseigneurisé. Il ne s'emploie qu'ironiquement.

monseigneuriser


*MONSEIGNEURISER, v. act. Mot du style plaisant, ou critique. Traiter de Monseigneur. Doner du Monseigneur.
   Amuser un Crésus stupide,
   Et monseigneuriser un fat.
       Gresset.
Ce mot est dans le Dict. de Trév. (1704) au mot Monseigneur: il n'est pas dans le Dict. de l'Acad.