morbidesse

morbidesse

n.f. [ it. morbidezza ]
Litt. Grâce maladive ; langueur, nonchalance.

MORBIDESSE

(mor-bi-dè-s') s. f.
Terme de peinture et de sculpture. Mollesse et délicatesse des chairs dans une figure. Dans le langage général, souplesse dans les attitudes, la démarche, les manières, mêlée d'une sorte de mollesse aimable. Fig.
Cette mélodie [une barcarolle de la Muette de Portici], limpide et doucement émue, a couru le monde depuis trente ans qu'elle est éclose, et n'a rien perdu de sa fraîcheur et de sa morbidesse printanière [SCUDO, Revue des Deux - Mondes, 1er févr. 1863, p. 757]

ÉTYMOLOGIE

  • Ital. morbidezza, de morbido, de morbus ; il y a transition du sens de maladie à celui de grâce molle, comme d'un convalescent. Au XVIIe siècle, le mot ne s'employait encore que sous la forme italienne.
    En se regardant dans un miroir qui était dans la ruelle, elle [Mlle de Retz] montra tout ce que la morbidezza des Italiens a de plus tendre, de plus animé, de plus touchant [RETZ, I, 7]

morbidesse

MORBIDESSE. n. f. T. de Beaux-Arts. Mollesse et délicatesse des chairs dans une figure.

Il désigne aussi une Sorte de grâce maladive en art.

Synonymes et Contraires

morbidesse

nom féminin morbidesse
Littéraire. Grâce maladive.