motion

motion

n.f. [ du lat. motio, mise en mouvement, de movere, mouvoir ]
1. Texte soumis à l'approbation d'une assemblée par un de ses membres ou une partie de ses membres : Déposer une motion.
2. Texte voté par une assemblée parlementaire.

motion

(mosjɔ̃)
nom féminin
droit
ce que font les députés pour s'opposer au gouvernement déposer une motion de censure

MOTION

(mo-sion ; en vers, de trois syllabes) s. f.
Terme didactique. Action de mouvoir.
On ne sait si les bêtes sont gouvernées par les lois générales du mouvement ou par une motion particulière [MONTESQ., Esp. I, 1]
Quand même il serait nécessaire que la matière fût en motion, comme il est nécessaire qu'elle soit figurée.... [VOLT., Phil. Homél. sur l'athéisme.]
En termes militaires, se disait généralement, avant le XVIIIe siècle, au lieu des mots évolution, manœuvre.
Motion, nom donné aux voyelles dans la langue hébraïque, parce que ce sont elles qui donnent aux consonnes le mouvement, c'est-à-dire la prononciation.
Fig. Proposition faite dans une assemblée délibérante par un de ses membres.
Ma motion du 30 janvier devait nous conduire à la paix, et faire céder avec quelque gloire par les deux premiers ordres ce que l'impérieuse voix du temps et de la justice va leur arracher [MIRABEAU, Collection, t. I, p. 54]
Motion d'ordre, motion qui a pour objet l'ordre de la discussion.
Terme théologique. Synonyme de grâce efficace.
De là s'ensuit que l'oraison passive [des mystiques] ne consiste pas dans la motion ou grâce efficace, par laquelle Dieu persuade aux hommes tout ce qu'il lui plaît, parce que cette motion se trouve dans tous ceux qui pratiquent la vertu, et se trouve persévéramment dans tous ceux qui persévèrent [BOSSUET, Ét. d'oraison, VII, 4]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Les mocions, est à dire les operacions et les generacions [ORESME, Eth. 220]
    Toute motion est hastive ou tardive [ID., Thèse de MEUNIER.]
  • XVe s.
    De cette motion [sollicitation] furent tous les cardinaux esbahis et courroucés [FROISS., II, II, 20]
  • XVIe s.
    Quelconque motion [sollicitation] qui lui pouvoit estre faite au contraire [, Lettres de Louis XII, t. IV, p. 255, dans LACURNE]
    À fin que les poulmons eussent l'aliment qui les suivist en toutes leurs motions [PARÉ, II, 14]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. mocio ; espagn. mocion ; ital. mozione ; du latin motionem, qui vient du supin motum, de movere (voy. MOUVOIR).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    MOTION. Ajoutez :
    Terme de fabricant de tulle. Le mouvement de va-et-vient du métier servant à faire la torsion des fils.
    Deux motions sont nécessaires pour une torsion des fils.... le tulle est à huit motions, quand quatre torsions de fils suffisent pour former une treille ; il est à seize motions, quand il faut huit motions pour faire une treille [, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. VI, p. 629]

motion

MOTION. n. f. Proposition faite dans une assemblée délibérante par un de ses membres. On a fait une motion pour tel objet, sur tel objet, relativement à tel objet. Appuyer une motion. Délibérer sur une motion. Retirer, repousser, rejeter une motion.

Motion d'ordre, Motion qui a pour objet particulier l'ordre de la discussion.

motion

Motion, Motio, Motus, huius motus.

Petite motion, Motiuncula.

motion


MOTION, s. f. [Mo-cion, en vers ci-on.] 1°. Terme didactique. Action de mouvoir. = 2°. Proposition faite avec zèle dans une assemblée pour y faire décider quelque chôse. "Faire une motion. = Cette 2de acception nous vient des Anglais, qui en font un grand usage dans leur Parlement. — L'Académie ne le met pas dans ce sens: mais il s'établit parmi nous; et c'est un néologisme dont on peut bien augurer.

Traductions

motion

mozione

motion

Motion

motion

Motion

motion

เคลื่อนไหว

motion

[mosjɔ̃] nfmotion
motion de censure nfmotion of censure, vote of no confidence