mourant

mourant, e

adj. et n.
Qui se meurt ; qui va mourir : Elle est mourante agonisant, expirant [litt.] moribond
adj.
Qui s'affaiblit : Une voix mourante faiblissant ; tonitruant

mourant

MOURANT, ANTE. adj. Qui se meurt. Il a les yeux d'un homme mourant, d'une personne mourante. Substantivement, Le champ de bataille était couvert de morts et de mourants. Les plaintes des blessés et des mourants.

Il signifie encore, figurément, Languissant. Des yeux mourants, Des yeux languissants et pleins de passion. Voix mourante, Voix langoureuse et traînante.

mourant


MOURANT, ANTE, adj. MOURIR, v. neut. [2e lon. aux deux premiers.] Mourant, au propre, qui se meurt. "Il est mourant, elle est mourante. = S. m. pl. "Les morts et les mourans. = Au figuré, des yeux mourans, languissans.
   Rem. L'adj. masc. doit toujours suivre le substantif. Le fém. peut quelquefois le précéder.
   Enfin, son oeuil mourant fixé sur ces guerriers.
       Thom.
  Ne lançoient qu'un feu pâle et des rayons mourans.
Gresset.
  Depuis ce tems je traîne une mourante vie.
       MARIN, Fédéric.
MOURIR: Je meurs, tu meurs, il meurt, nous mourons, vous mourez, ils meurent: je mourois ou mourais; je mourus; je suis mort; je mourrai; je mourrois, ou mourrais; meurs; que je meure; nous mourions, vous mouriez, ils meurent; je mourusse; mourant, mort, morte. = 1°. Cesser de vivre. "Mourir de maladie; de vieillesse, de mort violente. "Mourir en bon Chrétien, en Philosophe. = 2°. par exagération: soufrir une grande incomodité: "Mourir de chaud, de froid, de faim, de soif, d'impatience, etc. "Mourir d'amour pour... Mourir d'envie de, avec l'infinitif: je meurs d'envie de vous voir. = 3°. Fig. mourir au monde, au péché, au vice, à ses passions. = 4°. Avec la négative, durer long-tems. "Son nom, sa mémoire, ses ouvrages ne mourront jamais. = 5°. Il se dit des arbres et des plantes, qui ont une espèce de vie. "Ces arbres sont tous morts. "Le froid les a fait mourir. = 6°. On le dit même des chôse inanimées, dont le mouvement finit peu à peu: la lampe, le flambeau se meurt. "Le boulet de canon vint mourir à ses piés. = 7°. Se mourir; être sur le point de mourir. "Je me meurs, il se mourait. L'Académie remarque qu'il ne se dit qu'au présent et à l'imparfait de l'indicatif.
   Rem. Mourir se dit élégamment au figuré: "Les dissolutions des grands ne meurent point: leurs exemples prêcheront encôre le vice ou la vertu à nos plus reculés neveux. Massill. "Les Villes, les Royaumes, tout meurt: tout a son tombeau... Et l'homme s'indigne d'être mortel! Jér. Dél. = Faire mourir ne se dit point au passif. Il fut fait mourir, pour, il fut exécuté à mort, est une expression condamnée par Vaugelas. Elle est commune le long de la rivière de Loire, et dans les Provinces voisines. On doit dire: on le fit mourir. Th. Corn. Cette expression est fort commune à Paris. Marin. — Pour, se faire mourir, il est tout au moins douteux. "Il se fit mourir ayant refusé de prendre aucune nourritûre. Le Gendre. Il dit plus bâs: ils se laissent mourir de faim. Celui-ci est plus sûr. = Racine a dit mourir d'un poignard.
   Et du même poignard dont est morte la Reine,
   Cette fière Princesse a percé son beau sein.
       Fr. Én.
On ne dit point mourir d'un poignard, ni d'une épée, ni d'un boulet de canon, etc. mais d'un coup de poignard, d' épée, etc. = À~ mourir, espèce d' adverbe. "Je suis lâsse à mourir de la fadeur des nouvelles. Sév. — Cet adverbe est fort à la mode parmi les Petites-Maîtresses.
   Ce manteau de vertu dont il se sait couvrir,
   Ne recèle qu'un fat, odieux à mourir.
       Palissot.
Remarquez qu'à mourir doit se raporter à l'adjectif qu'il modifie. Ici c'est le fat qui est odieux, et c'est la petite-maîtresse qui en est excédée à mourir. Ces irrégularités arrivent toujours, quand on adopte de certains mots, qu'on répète à tout instant. = Faire mourir à petit feu (fig. famil.) faire languir quelqu'un dans l'espérance, dans l'inquiétude. "Il n'y a point encôre des nouvelles d'Allemagne: c'est mourir à petit feu. Sév. = Il est mort, il a été tué ne se disent pas indiféremment: le premier, se dit quand on n'a pas été tué sur le champ; le second, quand on est resté sur le coup. "Il est mort de ses blessûres; il a été tué dans le combat. — On peut pourtant quelquefois se servir de mourir, en parlant d'un brave tué sur la place: "Il mourut, ce jeune Prince, si digne de vivre et de régner: il mourut malheureûsement, après avoir pâssé le Rhin, etc. Bouh. On dit aussi, en parlant de ceux qui ont été tués dans une afaire: la liste des morts; on l'a trouvé parmi les morts. Idem. = Se mourir se dit absolument et sans régime, excepté avec le pron. en: "Une glace lui coupe son corps de jupe; et entre dans son corps si avant qu'elle s'en meurt. Sév. * Mais, se mourir de faim, de soif, d'inanition; il se meurt d'envie de jouer; je me mourrois d'ennui, sont autant de gasconismes. Desg. = Je veux mourir si est du style très-familier. "Celle-ci vous sera rendûe par M. de... Je veux mourir si je sais son nom. Sév. = Mourir de rire se dit à l'actif et non au passif. Dites, nous mourions de rire; et non pas: * nous étions morts de rire, comme on dit en certaine Province. = Quelques-uns ont dit au mourir, pour à mourir. "Il a eu tel déplaisir de sa faute, qu'il en est au mourir. Le Diction. de Trév. raportant cette phrâse, ajoute que l'Acad. ne conait pas ce substantif. — On dit malade à mourir.
   MORT, MORTE, participe de Mourir. Voyez-le à sa place.

Synonymes et Contraires

mourant

adjectif mourant
1.  Littéraire. Qui est languissant.
2.  Littéraire. Qui s'affaiblit.
3.  Familier. Qui fait mourir d'ennui.
4.  Qui va mourir.
agonisant, moribond -littéraire: expirant.
Traductions

mourant

(muʀɑ̃)

mourante

גוסס (ז), גּוֹסֵסdyingSterben死亡죽어 (muʀɑ̃t)
adjectif
qui va mourir

mourant

[muʀɑ̃, ɑ̃t]
participe présent de mourir
adjdying
nm/fdying man/woman