mue


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mue

n.f. [ de muer ]
1. Changement dans le plumage, le poil, la peau, chez certains animaux à certaines époques de l'année ; époque de ce changement : La mue des crustacés.
2. Dépouille de l'animal qui a mué : Une mue de couleuvre exuvie
3. Changement qui s'opère dans le timbre de la voix des garçons au moment de la puberté ; époque de ce changement.

mue

(my)
nom féminin
1. changement de peau, de poils, de plumes chez certains animaux la mue des serpentsdes crustacésdes chiens
2. dépouille de l'animal qui a mué la mue d'une vipère
3. changement de voix des garçons pendant la puberté Sa voix est devenue plus grave, c'est la mue.

MUE1

(mue) s. f.
Opération par laquelle un animal se dépouille de son épiderme ou des appendices de la surface de son corps, plumes, poils, cornes, etc. pour reparaître ensuite avec des parties analogues. La desquamation continuelle que l'épiderme et l'épithélium éprouvent chez l'homme est une véritable mue insensible. La mue du cerf, du serpent.
La mue est un état maladif commun à tous les oiseaux [GENLIS, Maison rust. t. I, p. 314, dans POUGENS]
Le temps où ces changements se font. La mue est passée. Autour de trois mues, autour qui a trois ans.
Changement de peau du ver à soie ; il y en a quatre. L'espace qui s'étend d'une mue à l'autre se nomme âge.
Dépouille d'un animal qui a mué. Mue du cerf, le bois que le cerf a mis bas. Mue du serpent, la peau que le serpent a laissée.
Grande cage où l'on met un oiseau quand il mue. Une mue de faucon.
Comme poussins ou comme oisons hors de la mue [RÉGNIER, Mac.]
Endroit obscur et serré où l'on enferme les oiseaux, soit pour les faire chanter dans la saison où ils se taisent ordinairement, soit pour les engraisser.
Nous sommes dans ce monde sous la direction d'une puissance aussi invisible que forte, à peu près comme des poulets qu'on a mis en mue pour un certain temps pour les mettre à la broche ensuite [VOLT., Lett. prince roy. Prusse, juin 1738]
Par extension, la Fontaine l'a dit d'un hibou qui coupait les pattes des souris pour les garder.
Puisque un cartésien s'obstine à traiter ce hibou de montre, de machine, Quel ressort lui pouvait donner Le conseil de tronquer un peuple mis en mue ? [LA FONT., Fabl. XI, 9]
Sorte de cloche à claire-voie sous laquelle on retient en plein air une poule qui a de petits poulets. Fig. Se tenir en mue, se tenir chez soi.
C'est donc cela que tu te tiens en mue, Fais le malade, et te plains tous les jours, Te réservant sans doute à tes amours ? [LA FONT., Richard.]
Changement qui s'opère dans la voix des individus des deux sexes, à l'époque où ils passent de l'enfance à la puberté.
Terme de vénerie. Mettre les chiens à la mue, cesser de les faire chasser.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Muer puet en ceste mue Ma plume tote ma vie [CRESTIEN DE TROIES, dans HOLLAND, p. 230]
  • XIIIe s.
    Amis, vous m'avez perdue ; Li jalous m'a mis en mue [prison] [, Poés. franç. Vatic. n° 1490, f° 109, dans LACURNE]
    Moult lonc tens fu renart en mue, Ne va, ne vient, ne se remue [, Ren. 12981]
  • XVe s.
    Deux esperviers de tierce mue [, Perceforest, t. II, f° 35]
    Neige et gresil sont en terre bouté ; On oit chanter chascun parmi la rue ; Arme toy lors ; tien toi l'iver en mue [E. DESCH., Saison de guerre.]
  • XVIe s.
    La premiere maladie, mue, dormille, despouillement (diversement appellée) avient au huitiesme ou dixieme jour de la naissance des vers à soie [O. DE SERRES, 481]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. MUER ; wallon, mowe ; namur. muwe ; provenç. espagn. et ital. muda.

MUE2

(mue) adj. f.
Employé seulement dans cette locution : rage mue, rage muette, sans aboiement. Fig.
M. le duc d'Orléans fut fâché à sa manière, et n'eut pas grand'peine à ne rien montrer ; ducs et princes étrangers, enragés, mais de rage mue [SAINT-SIMON, 359, 244]
On a dit figurément aussi : folie mue.
Parlons de cette sagesse [d'un M. de la Garde], qui me paraît une folie mue, comme une rage mue ; c'est un fond de rage muette : un chien ne paraît point enragé, il semble qu'il soit sage, et cependant il est profondément dévoré de cette rage [SÉV., 20 juill. 1689]

REMARQUE

  • L'Académie n'a pas l'adjectif mue ; mais, à RAGE, elle donne rage mue.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Mu le fera tenir et coi [, la Rose, 16767]
  • XVe s.
    Amours luy avoit si close l'issue de sa responce, qu'elle demoura là endroit ainsi comme mue [, Perceforest, t. V, f° 91]
  • XVIe s.
    Plus raison a que vous la beste mue, Si vostre sens autrement ne se mue [J. MAROT, V, 287]

ÉTYMOLOGIE

  • Berry, mut ; provenç. mut ; catal. mud ; espagn. mudo ; ital. muto ; du lat. mutus ; sanscr. Muka ( u long), muet, du radical mu lier (la langue).

mue

MUE. n. f. Changement de poil, de plumes, de peau, de cornes, etc., qui arrive aux animaux, ou tous les ans, ou à certaines époques de leur vie. La mue du cerf, du serpent, des oiseaux, des vers à soie. Cet oiseau est à la première, à la seconde, à la troisième mue.

Il se dit aussi de l'Époque où ces changements se font. La mue arrive. Voici la mue. La mue est passée.

Autour de trois mues, Autour qui a mué trois fois, qui a trois ans.

MUE désigne, par extension, la Dépouille d'un animal qui a mué. Ainsi on appelle Mue du cerf le Bois que le cerf a mis bas; et Mue du serpent la Peau que le serpent a laissée.

MUE se dit encore, surtout en Fauconnerie, d'une Sorte de grande cage où l'on met un oiseau quand il mue. Une mue de faucon. Il ne faut pas laisser voler ces oiseaux, il faut les tenir dans la mue.

Il désigne aussi par extension un Lieu étroit et obscur, une cage où l'on tient la volaille pour l'engraisser. Mettre des chapons en mue.

MUE se dit aussi, par analogie, du Changement qui se produit dans la voix humaine à l'époque de la puberté.

mue

MUE. adj. f. Vieux mot qui est le même que Muette et qui ne s'emploie que dans cette expression, Rage mue, Rage où l'animal qui est atteint de cette maladie écume, mais ne crie ni ne mord.

muë

Muë, C'est proprement changement, Mutatio, dont il vient. Ainsi dit on la muë du Cerf, c'est le changement de sa teste, qu'il jette et refait tous les ans en Fevrier et Mars, et par catachrese c'est aussi la mesme teste et rameure du Cerf apres qu'elle est jettée, Cornua cerui decidua, Cerui vernatio. Selon ce aussi on dit la muë du Faulcon, c'est le ject et despoüillis que le Faulcon fait de ses pennes tous les ans, et par catachrese se prend aussi pour les ans que l'oyseau a, selon ce on dit Faulcon d'une muë, Faulcon vieil muë du bois n'ayant eu que une muë par main d'homme. Et pour le lieu obscur ou une cage grande à larges barreaux où on met le Faulcon estant prest à se despoüiller de ses pennes jusques à ce qu'il les ayt refaites. Ainsi appelée parce qu'il muë dans icelle. Selon ce on dit mettre en muë, mettre hors de muë. On dit aussi par mocquerie la muë d'une femme, quand une femme surannée avec drogues corrosives s'est fait consumer la peau du visage, pour s'en faire venir une toute nouvelle et delicate.

mûe


MûE, s. f. MUER, v. n. [Mû-e, mu-é: 1re lon. au 1er, br. au 2d; 2e e muet au 1er, é fer. au 2d. Dans le verbe l'u est long devant l'e muet: il mûe, ils mûent. Au futur et au conditionel, cet e muet ne se fait pas sentir; il muera; il mueroit; pron. mûra, murè.] Mûe est le changement, qui arrive aux oiseaux, quand ils mûent, c. à. d. quand le plumage leur tombe. Le Subst. ne se dit que des oiseaux, des vers à soie, et des serpens. Le verbe se dit de certains animaux, à qui le poil tombe. = Muer se dit aussi des jeunes garçons, quand la voix leur change. = Mûe est encôre un lieu obscur et serré, où l'on tient la volâille pour l'engraisser.

Traductions

mue

השלה (נ), השתנות הקול (נ), התחלפות הקול (נ), התנשלות (נ), נשילת עור (נ), נשל (ז), הַשָּׁלָה, הִתְחַלְּפוּת הַקּוֹל, נְשִׁילַת עוֹר, נֶשֶׁל

mue

muta

mue

[my] nf
[oiseau, mammifère] → moulting (Grande-Bretagne), molting (USA); [serpent] → sloughing
[jeune garçon] → breaking of the voice