nabot, ote

NABOT, OTE

(na-bo, bo-t') s. m. et f.
Terme de mépris et familier. Personne d'une très petite taille.
Puissé-je devenir nabot, Si vous ne passez pour un sot ! [SCARR., Typh. ch. II]
Laid, ventru, mal bâti, petit comme un nabot [GHERARDI, Théât. ital. t. I, p. 167]
Adjectivement.
Amour nabot Qui du jabot De dom Japhet As fait Une ardente fournaise [SCARR., D. Japhet d'Arm. IV, 3]
S. m. Hotte.
Encore saigne la plaie et le trou que M. de la Meilleraye dans les troubles de la Fronde fit au nabot d'un crocheteur [RETZ, Mém. t. IV, livre V, p. 282, dans LACURNE]
Inusité aujourd'hui en ce sens.

SYNONYME

  • NABOT, RAGOT. Le nabot est beaucoup trop petit. Le ragot, s'il n'est pas plus petit ou plus court, est au moins plus vilain, plus difforme, plus ridicule ; c'est ce que Scarron a fort bien observé dans le portrait de son Ragotin.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Nabot [NICOT, Dict.]
    Nous ne sommes que nambots et avortons eu esgard à la grandeur de ceux du vieil temps [BOUCHET, Serées, livre II, p. 211, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Génev. naimbot, naimbote. Ménage a indiqué navot, gros navet, par assimilation ; mais navot, au sens de navet, est seulement normand. Diez propose le scandinave nabbi, grosseur, bosse. On remarquera le sens de hotte qu'a eu le mot.