nasse

nasse

n.f. [ lat. nassa ]
Instrument de pêche constitué d'un panier conique doté d'une entrée en goulot, d'où le poisson, une fois entré, ne peut plus ressortir.

NASSE

(na-s'. Quelques personnes prononcent nâ-s') s. f.
Terme de pêche. Espèce de panier d'osier, de figure oblongue, rond par l'ouverture et terminé en pointe, qui sert à prendre du poisson. Se dit aussi d'une des trois parties principales dont se compose le filet nommé aissaugue.
Terme de chasse. Sorte de filet, rond à son ouverture, terminé en pointe, et soutenu par plusieurs cerceaux allant toujours en diminuant, avec lequel on prend les petits oiseaux.
Fig. Tout moyen par lequel on saisit quelqu'un comme on saisit le poisson.
Maintenant que l'hymen me tenait dans la nasse, Il n'était plus saison de songer au Parnasse [SARRASIN, dans LEROUX, Dict.]
comique le prétends l'observer autour de cette place ; Le poisson, de lui-même, entre dans notre nasse [REGNARD, Ménechmes, III, 13]
Il ne songea plus qu'à me faire tomber finement dans la nasse [LESAGE, Guzman d'Alfar. VI, 2]
Je sais bien que nous sommes enveloppés des fils imperceptibles d'une nasse qu'on appelle police [DIDER., Lett. à Volt.]
Familièrement. Être dans la nasse, être dans des embarras dont on ne sait comment se tirer.
Les fils se pourraient bien raccommoder avec les pères ; et toi, tu demeureras dans la nasse [MOL., Scapin, III, 9]
Terme de chimie. Espèce de fourneau. Terme de métallurgie. Petit berceau pratiqué dans le fond d'un fourneau de fonderie.
Espèces de petits polypes ainsi dits parce qu'ils imitent assez la forme d'une nasse de poisson. Genre de mollusques gastéropodes pectinibranches, de la famille des purpurifères, ainsi dit de la forme de la coquille.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Quant li paysant virent qu'il estoit en lor nasse, si allerent celle part [, Chr. de Rains, 219]
    Blanc poisson qu'on prend as buisons et as nasses [DU CANGE, anwilla.]
    C'est li fox [le fou] poisson qui s'en passe Parmi la gorge de la nasse, Qui, quant il s'en vuet retorner, Maugré sien l'estuet sejorner [, la Rose, 14184]
  • XIVe s.
    Quant aux nasses chausses de quoy l'en puet peschier, elles seront faittes telles que l'en y puisse bouter ses trois ou quatre doiz [, Ordonn. des rois, t. VII, p. 779]
  • XVIe s.
    Une nasse d'argent doré, garnie de son couvercle, pesant trente-quatre marcs [DE LABORDE, Émaux, p. 402]

ÉTYMOLOGIE

  • Berry, nanse, lance ; génev. nanse ; wallon, nèse ; namur. nase ; du lat. nassa.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    NASSE. Ajoutez :
    Il s'est dit autrefois pour établissement de pêche.
    En 1572, les habitants d'Irun ayant fait une nasse ou pêcherie qui touchait à la rive du côté de France, les Français en ayant fait plainte, portée à Philippe II, il ordonna au corrégidor de Guipuscoa de faire ôter cette nasse ; ce qui fut exécuté [, Lettres, etc. de Colbert, VI, 217]

nasse

NASSE. n. f. Instrument d'osier ou de fil de fer, en forme d'entonnoir, servant à prendre du poisson. La nasse d'un pêcheur. Pêcher à la nasse.

Il désigne aussi une Sorte de filet servant à prendre les petits oiseaux.

Il signifie, au figuré et familièrement, Situation fâcheuse, piège. Être dans la nasse, Être engagé dans une affaire fâcheuse dont on ne peut se tirer. Tomber dans la nasse, Tomber dans le piège.

nasse


NASSE, s. f. [Nace.] Instrument d'osier, servant à prendre du poisson. = Figur. être dans la nasse, dans une afaire fâcheuse, dont on ne peut plus se tirer.

Traductions

nasse

מכמורת (נ), מִכְמֹרֶת

nasse

nassa

nasse

[nɑs] nf → fish-trap