naval, ale

NAVAL, ALE

(na-val, va-l') adj.
Qui concerne les vaisseaux. L'architecture navale. Science navale, l'art de construire et de conduire les vaisseaux.
La science navale ne peut avoir de principes certains qu'autant qu'on lui donne pour base la théorie des sciences mathématiques [CONDORCET, Maurepas.]
Forces navales, l'armée de mer. Bataille navale, bataille livrée sur mer.
Jamais combat naval ne fut plus funeste aux ennemis de l'Empire [FLÉCH., Théod. III, 65]
École navale, école instituée pour former les jeunes gens qui se destinent au corps des officiers de la marine de l'État. Couronne navale, se disait, chez les anciens Romains, d'une couronne qu'on donnait à ceux qui s'étaient distingués dans un combat naval.

REMARQUE

  • L'Académie dit que naval n'a point de pluriel masculin ; mais plusieurs grammairiens pensent qu'on pourrait dire des combats navals.
    Il faut dire fatals et navals, c'est la règle [BOURSAULT, Mercure galant, IV, 7]
    Néanmoins ces pluriels paraîtront toujours durs à une oreille française [JULLIEN, ]
    D'un autre côté Mme de Sévigné n'a pas hésité à dire navaux.
    Notre flotte est toute revenue paisiblement à Belle-Île.... vous voyez bien que cet homme ne disait pas mal : il n'y a plus de combats navaux, ni de batailles qui décident depuis celle d'Actium [SÉV., 7 sept. 1689]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Compaignons navals estoient ceux que nous apelons notonniers, qui menoient les nefs et les galées [BERCHEURE, f. 1, verso.]
    Le fleuve qui court à Fidenes n'est pas assez large pour faire assault naval [ID., f° 87]
  • XVIe s.
    La flotte de l'armée navale des Grecs [AMYOT, Thém. 39]
    C'est une belle bataille navale qui s'est gaignée ces mois passez contre les Turcs, sous la conduicte de dom Joan d'Austria [à Lépante] [MONT., I, 249]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. navalis, de navis, nef (voy. NEF).