navré, ée

NAVRÉ, ÉE

(na-vré, vrée) part. passé de navrer
Blessé.
Je suis résolu de vous écrire des lettres toutes pures d'amour, pleines de feux, de flèches et de cœurs navrés [VOIT., Lett. 28]
Quand ces bergers navrés, tout moites de leur sang.... [RÉGNIER, Dial.]
Fig. Navré de douleur, blessé d'une profonde douleur.
Père et mère, navrés de douleur sur la dépense..., maudissant l'heure et le jour de son mariage [SÉV., 25 oct. 1679]
Absolument. Très affligé.
On passe sa vie à espérer, et on meurt en espérant ; adieu, monsieur, vous m'avez instruit, mais j'ai le cœur navré [VOLT., l'H. aux 40 écus, Entretien avec un géomètre]
Mais du temple voisin quand la cloche sacrée Annonça qu'un mortel avait quitté le jour, Chaque son retentit dans mon âme navrée [MILLEV., Élég. I, 2]