nymphée

(Mot repris de nymphées)

NYMPHÉE

(nin-fée) s. f.
ou NYMPHÉUM (ninfé-om'), s. m. Dans l'antiquité, grotte naturelle ou artificielle, petit temple avec une fontaine qui était consacré aux nymphes. Lieu où il y a de l'eau, orné de statues, de bassins, etc.
Les nymphées étaient des bains consacrés aux nymphes ; on y recommandait particulièrement le silence [BOUCHAUD, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. V, p. 131]

REMARQUE

  • L'Académie fait ce mot du féminin, mais c'est contre l'étymologie et contre l'analogie de cette sorte de mots, par exemple musée, temple des Muses.

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. nymphaeum ; le terme grec est dérivé de nymphe.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • NYMPHÉE. - REM. Ajoutez : Chateaubriand, avec raison, a fait nymphée du masculin : Qui a jamais entendu parler de mon ami Quecq ? et pourtant il a peint, pas trop mal, dans son nymphée la mort de Vitellius, Mém. d'outre-tombe.

nymphée

NYMPHÉE. n. f. T. d'Architecture. Construction destinée à recevoir de l'eau et le plus souvent ornée de statues, de vases, de portiques. Dans presque toutes les maisons de plaisance des anciens, il y avait des nymphes, qui servaient ordinairement de bains.