obérer

(Mot repris de obéreraient)

obérer

v.t. [ lat. obaerare, endetter, de aes, aeris, airain, monnaie ] Litt.
Faire peser une lourde charge financière sur : Les remboursements de ce crédit obèrent notre budget grever

OBÉRER

(o-bé-ré. La syllabe bé prend un accent grave, quand la syllabe qui suit est muette : j'obère, excepté au futur et au conditionnel : j'obérerai, j'obérerais) v. a.
Accabler de dettes. Cette entreprise l'obéra. Les guerres obèrent les nations.
S'obérer, v. réfl. S'endetter.
À la fin la nation s'obère, le peuple est foulé, le gouvernement perd toute sa vigueur, et ne fait plus que peu de chose avec beaucoup d'argent [J. J. ROUSS., Econ. polit.]
Les besoins, les fantaisies, les déprédations augmentaient, et le fisc s'obérait toujours [RAYNAL, Hist. phil. IV, 18]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. obaerare, de ob, et aes, monnaie, proprement cuivre (voy. AIRAIN).

obérer

OBÉRER. v. tr. Endetter jusqu'à la ruine. Il a eu vite fait d'obérer sa famille. Ses folles dépenses l'ont obéré. S'obérer. Je crains de m'obérer. Des gens obérés. Un État obéré. Situation fâcheusement obérée.

obérer


OBÉRER, v. act. [Obéré: 2 é fermés.] Endetter. "Il a fort obéré sa maison. = Il est sur-tout usité au participe. "Homme fort obéré. "État obéré. "Famille, succession obérée. = Quoiqu'endetté soit d'un usage plus commun qu'obéré, cependant La Touche a tort de dire, que celui-ci s'emploie rârement dans le discours ordinaire, et qu'on ne s'en sert guère qu'en matière de procês. L'Acad. n'en distingue point l' usage.