obliger

(Mot repris de obligiez)

obliger

v.t. [ lat. obligare, de ligare, lier ]
1. Imposer comme devoir ; lier par une loi, une convention : Le bail oblige le locataire et le propriétaire engager ; dégager, libérer
2. (à) Mettre dans la nécessité, dans l'obligation morale de : Les circonstances m'obligent à refuser contraindre, forcer, imposer de ; dispenser condamner à
3. Sout. Rendre service par complaisance ; être agréable à : Vous m'obligeriez en acceptant agréer, satisfaire ; déplaire, désobliger

obliger


Participe passé: obligé
Gérondif: obligeant

Indicatif présent
j'oblige
tu obliges
il/elle oblige
nous obligeons
vous obligez
ils/elles obligent
Passé simple
j'obligeai
tu obligeas
il/elle obligea
nous obligeâmes
vous obligeâtes
ils/elles obligèrent
Imparfait
j'obligeais
tu obligeais
il/elle obligeait
nous obligions
vous obligiez
ils/elles obligeaient
Futur
j'obligerai
tu obligeras
il/elle obligera
nous obligerons
vous obligerez
ils/elles obligeront
Conditionnel présent
j'obligerais
tu obligerais
il/elle obligerait
nous obligerions
vous obligeriez
ils/elles obligeraient
Subjonctif imparfait
j'obligeasse
tu obligeasses
il/elle obligeât
nous obligeassions
vous obligeassiez
ils/elles obligeassent
Subjonctif présent
j'oblige
tu obliges
il/elle oblige
nous obligions
vous obligiez
ils/elles obligent
Impératif
oblige (tu)
obligeons (nous)
obligez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais obligé
tu avais obligé
il/elle avait obligé
nous avions obligé
vous aviez obligé
ils/elles avaient obligé
Futur antérieur
j'aurai obligé
tu auras obligé
il/elle aura obligé
nous aurons obligé
vous aurez obligé
ils/elles auront obligé
Passé composé
j'ai obligé
tu as obligé
il/elle a obligé
nous avons obligé
vous avez obligé
ils/elles ont obligé
Conditionnel passé
j'aurais obligé
tu aurais obligé
il/elle aurait obligé
nous aurions obligé
vous auriez obligé
ils/elles auraient obligé
Passé antérieur
j'eus obligé
tu eus obligé
il/elle eut obligé
nous eûmes obligé
vous eûtes obligé
ils/elles eurent obligé
Subjonctif passé
j'aie obligé
tu aies obligé
il/elle ait obligé
nous ayons obligé
vous ayez obligé
ils/elles aient obligé
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse obligé
tu eusses obligé
il/elle eût obligé
nous eussions obligé
vous eussiez obligé
ils/elles eussent obligé

OBLIGER

(o-bli-jé. Le g prend un e devant a et o : j'obligeais, obligeons) v. a.
Imposer comme chose dont on ne peut se dégager.
....Garde que ce convoi, Quand je vais chez les dieux, ne t'oblige à des larmes [LA FONT., Fabl. VIII, 14]
Je crois que la charité oblige tout le monde à croire un prêtre et un docteur qui rend raison de ce qui est caché dans son esprit et qui n'est connu que de Dieu [PASC., Lett. de Nicole au P. Annat.]
Les confesseurs n'auront plus le pouvoir de se rendre juges de la disposition de leurs pénitents, puisqu'ils sont obligés de les en croire sur leur parole [ID., Prov. X]
Il assure que Vasquez n'oblige point les riches de donner ce qui est nécessaire à leur condition [ID., Réfut. de la réponse à la 12e lett.]
Si ces honneurs ont quelque chose de solide, c'est qu'ils obligent de donner au monde un grand exemple [BOSSUET, la Vallière.]
La condition des princesses les oblige à se prêter quelquefois au monde [FLÉCH., Dauphine.]
Ils prétendaient obliger le jeune César, qui ne leur était pas moins suspect, de licencier ses légions [VERTOT, Rév. rom. XIV, 336]
Les riches qu'elle [la foi] obligeait à la pauvreté et au dépouillement [MASS., Carême, Vérité de la relig.]
La même loi qui nous oblige de croire de cœur, nous ordonne de confesser de bouche [ID., Carême, Culte]
Les cœurs que son devoir l'oblige d'éclairer [VOLT., Irène, V, 1]
Absolument.
Il faut subir la loi de qui peut obliger [CORN., Toison d'or, IV, 4]
Porter à, exciter à, engager à. L'envie de parvenir l'a obligé d'étudier.
Cela est trop peu de chose pour vous obliger à quelque ressentiment [reconnaissance] [VOIT., Lett. 4]
À quelques sentiments que son orgueil m'oblige [CORN., Cid, II, 8]
Et si je vous oblige à quelque repartie [ID., Sertor. V, 6]
Mais enfin, je l'ai vu, vu de mes yeux, vous dis-je ; Et ne vois rien qui vous oblige D'en douter un moment après ce que je dis [LA FONT., Fabl. IX, 1]
La pitié qu'elle a faite [Mme de Monaco morte d'une maladie cruelle] n'a jamais pu obliger personne de faire son éloge [SÉV., 20 juin 1678]
Vous savez qu'une dame de vos amies vous obligea généreusement de le brûler [le portrait satirique de Mme de Sévigné] [ID., à Bussy, 26 juill. 1668]
Demandez à Juvénal ce qui l'oblige de prendre la plume, c'est qu'il est las d'entendre et la Théséide de Codrus et.... [BOILEAU, Disc. sur la satire.]
Contraindre, forcer.
La nécessité nous oblige à bien faire [VAUGEL., dans BOUHOURS, Nouv. rem.]
Ces pertes obligèrent Alexandre de séparer ses troupes [ID., ib.]
Dieu nous a caché le moment de notre mort pour nous obliger d'avoir attention à tous les moments de notre vie [LA ROCHEF., Pensées, Mort, 8]
L'esprit dit à ses hôtes : On m'oblige de vous quitter [LA FONT., Fabl. VII, 6]
Pour tuer une puce, il voulait obliger Les dieux à lui prêter leur foudre et leur massue [ID., ib. VIII, 5]
Que ces castors ne soient qu'un corps vide d'esprit, Jamais on ne pourra m'obliger à le croire [ID., ib. X, 1]
Et j'avais lieu d'attendre.... Que du choix de Lélie où l'on veut m'obliger, Ton adresse et tes soins sauraient me dégager [MOL., l'Ét. I, 10]
....le bon père, qui souffre toujours mes visites, et dont je souffre toujours les discours, quoique avec bien de la peine ; mais je suis obligé à me contraindre ; car il ne les continuerait pas, s'il s'apercevait que j'en fusse si choqué [PASC., Prov. VIII]
Lier par un devoir, mettre dans une certaine dépendance morale...
Qu'il [Quintius] faisait toutes choses de lui-même, et déjà cherchait de s'obliger Philippe en particulier [MALH., Tite Live, liv. XXXIII]
Envers un ennemi qui peut nous obliger ? [CORN., Hor. I, 3]
Mes plus ardents respects n'ont pu vous obliger ; Vous avez voulu rompre ; il n'y faut plus penser [MOL., le Dép. IV, 3]
Lier, engager par un acte qui donne recours en justice, si la chose convenue n'est pas exécutée. Il est obligé en son contrat à faire telle chose. Faire obliger le mari et la femme. Il se dit aussi des valeurs, des biens que l'on engage.
Tibère ordonna que ceux qui voudraient de l'argent en auraient du trésor, en obligeant des fonds pour le double [MONTESQ., Esp. XXII, 2]
Solon ordonna à Athènes qu'on n'obligerait plus le corps pour dettes civiles ; il tira cette loi d'Égypte [ID., ib. XX, 15]
Obliger un apprenti, l'engager chez un maître pour y apprendre pendant un certain temps le métier de ce maître.
Rendre service, faire plaisir.
Le chasser [Pompée] c'est vous faire un puissant ennemi, Sans obliger par là le vainqueur qu'à demi [CORN., Pomp. I, 1]
Si tu veux m'obliger par un dernier service.... [ID., Rodog. V, 4]
Les hommes ne sont pas seulement sujets à perdre le souvenir des bienfaits et des injures ; ils haïssent même ceux qui les ont obligés [LA ROCHEFOUCAULD, Max. 14]
Il faut autant qu'on peut obliger tout le monde ; On a souvent besoin d'un plus petit que soi [LA FONT., Fabl. II, 11]
Vous n'obligerez pas un ingrat, se dit quand on demande quelque chose à quelqu'un. Absolument.
Et comme il y a certains maladroits qui choquent les visages qu'ils veulent baiser, eux de même ne sauraient obliger qu'en désobligeant [BALZ., De la cour, 6e disc.]
J'aime et je suis haï, j'oblige et l'on m'offense [MAIRET, Mort d'Asdrubal, III, 3]
Vous avez doublé le bienfait de M. de Trudaine, en nous prouvant par les faits que qui oblige vite oblige deux fois [VOLT., Lett. Morellet, 31 août 1775]
Il n'y a que l'intention qui oblige, et celui qui profite d'un bien que je ne veux faire qu'à moi ne me doit aucune reconnaissance [J. J. ROUSS., Hél. IV, 10]
L'on oblige par l'intention, par un sourire, par des conseils, par des démarches, par des sollicitations, par la condescendance, par la conformité des sentiments, par des bienfaits, par des largesses, par la délicatesse d'ignorer que l'on oblige [COMTE DE CAYLUS (GROSLEY), Acad. de ces dames et de ces messieurs, Œuv. t. XII, p. 243, dans POUGENS]
Obliger de, avec un substantif.
La vaine faveur dont il fut obligé [MALH., VI, 16]
Alcidon, cet adieu me prend au dépourvu, Tu ne fais que d'entrer, à peine t'ai-je vu ; C'est m'envier trop tôt le bien de ta présence ; De grâce, oblige-moi d'un peu de complaisance [CORN., la Veuve, II, 6]
Obliger de, avec un verbe à l'infinitif.
Je ferai mon possible pour vous en tirer au plus tôt ; cependant obligez-moi de vous servir de ces cent pistoles que je vous envoie [CORN., Suite du Ment. I, 2]
Vous m'obligerez fort d'en prendre le souci [ID., Théod. II, 1]
Sortez d'inquiétude, et m'obligez de croire Que la gloire où j'aspire est tout une autre gloire [ID., Théod. II, 4]
Obligez-moi de n'en rien dire [LA FONT., Fabl. III, 6]
S'obliger, v. réfl. Contracter un engagement authentique. S'obliger par-devant notaire.
Il s'obligea en son nom à des négociants pour les affaires publiques, et les soutint tant qu'il eut du bien et du crédit [FONTEN., Renau.]
S'obliger pour quelqu'un, lui servir de caution.
Condamné de payer pour un autre pour qui il s'est obligé [LA BRUY., Théophr. XI]
Se lier par une simple promesse.
Je t'épouserai lors et m'y viens d'obliger [CORN., Perthar. III, 3]
Vous obligerez-vous à faire tous les frais de ces deux mariages ? [MOL., l'Avare, V, 6]
Il s'obligera, si vous voulez, que son père mourra avant qu'il soit huit mois [ID., ib. II, 2]
Un fort honnête médecin veut s'obliger de me faire vivre encore trente années.... [ID., 3e placet au roi.]
Je ne lui demandais pas tant, et je serais satisfait de lui, pourvu qu'il s'obligeât de ne me point tuer [ID., ib.]
Dieu s'oblige de le protéger [BOSSUET, Hist. II, 4]
S'obliger, se rendre service à soi-même.
Je m'oblige encor plus que je ne vous oblige [CORN., Pulchér. V, 3]
Obliger ceux qu'on aime, Qu'on estime surtout, c'est s'obliger soi-même [COLLIN D'HARLEVILLE, Chât. en Espagne, IV, 5]

PROVERBE

    Noblesse oblige, voy. NOBLESSE.

REMARQUE

  • 1. Des grammairiens ont voulu distinguer entre obliger à et obliger de suivis d'un infinitif. L'usage n'établit aucune distinction : obliger de faire ou obliger à faire ; l'oreille seule en décide.
  • 2. On a dit que s'obliger prenait de préférence à : s'obliger à. On trouve dans les bons auteurs s'obliger de faire.
  • 3. Au passif on préfère de : Ils furent obligés de finir la campagne.
  • 4. Obliger signifiant faire plaisir veut toujours de avec l'infinitif : Obligez-moi de croire.
  • 5. S'obliger peut se dire avec que : Il s'obligera que je payerai cette somme.

SYNONYME

  • OBLIGER, CONTRAINDRE, FORCER. L'obligation lie, engage. La contrainte serre et ne permet pas qu'on s'échappe. La force nous surmonte et triomphe de nous. De plus dans contraindre et forcer, il y a une idée de nécessité physique qui n'est pas dans obliger.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Je en oblige à ladite abbaesse e au couvent moi e mes heirs [, Bibl. des chartes, 4e série, t. IV, p. 80]
    Mes ne pot obligier ce qu'il tient en bail, en damace de l'oir ne de celi à qui li bax [le bail] pot venir [BEAUMANOIR, xv, 28]
    Le [la] premiere [dette] si est quant on s'est obligiés par letres [ID., XXIV, 23]
    ....Voirs est [il est vrai] par coustume que mes heritages est obligiés à mes hoirs [ID., XXXIV, 23]
    Dons donnent loz as donneors, Et empirent les preneors, Quant il lor naturel franchise Obligent à autrui servise [, la Rose, 8282]
  • XVe s.
    Si en fit le roi sa dette envers monseigneur Jean de Hainaut, et ledit messire Jean s'en obligea envers tous les compagnons [de l'indemnité pour les frais de la guerre] [FROISS., I, I, 44]
    Se ainsi le faites, vous m'obligerez à toujours mais en votre service [LOUIS XI, Nouv. XLIV]
    Il voulut recevoir mort pour nous affranchir et rachapter du servage où Adam nostre premier pere nous avoit obligez [, Perceforest, t. VI, f° 125]
  • XVIe s.
    Ces deux freres qui avoient tant obligé de personnes par leurs bienfaits et prevoyances [CASTELNAU, 3]
    Les assiegez furent obligez de porter les clefs [MONT., I, 14]
    Robert mourant obligea son fils, par serment, à ce qu'il feist... [ID., I, 15]
    Voir un peuple obligé à suivre des loix qu'il n'entendit oncques [ID., I, 118]
    Le devoir de conscience obligeoit toute personne de servir, à son entier pouvoir, au bien public de son pays [AMYOT, Épit.]
    Les hommes sont autant ou plus obligez aux historiens qu'ilz ne sont à nulle autre maniere de lettres [ID., Préf. I, 26]
    Qui bien veut payer, bien se doit obliger [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. et esp. obligar ; port. obrigar ; ital. obbligare ; du lat. obligare, de ob, et ligare, lier.

obliger

OBLIGER. v. tr. Mettre quelqu'un dans l'obligation de faire ou de dire quelque chose. La loi naturelle, la loi divine nous oblige à honorer père et mère. L'équité nous oblige à restituer ce qui ne nous appartient pas. Obliger à restitution. La vérité m'oblige à vous dire que...

Prov., Noblesse oblige. Voyez NOBLESSE.

OBLIGER signifie encore, en termes de Jurisprudence, Lier quelqu'un par un acte, en vertu duquel on puisse l'appeler en justice, s'il n'exécute pas la chose à laquelle il s'est engagé. Son contrat l'oblige à cela. Faire obliger le mari et la femme. Il est obligé par le contrat de faire telle chose. Il y a dans le bail une clause qui l'y oblige. S'obliger solidairement. S'obliger par-devant notaire.

Il se dit aussi en parlant des Biens. Il a obligé tous ses biens.

S'obliger pour quelqu'un, Lui servir de caution, répondre des pertes ou des dommages qui peuvent arriver par sa faute, des engagements qu'il ne remplirait pas. Substantivement, Le principal obligé, Le principal débiteur, pour le distinguer de la caution.

S'OBLIGER signifie encore Se lier par une simple promesse. Prêtez-moi cette somme, je m'oblige à vous la rendre dans deux jours.

OBLIGER signifie aussi Contraindre, forcer, mettre dans la nécessité de faire quelque chose. Son impertinence m'a obligé à le chasser de chez moi. Quelle raison vous oblige à faire ce que vous faites? Cela m'oblige à une grande surveillance. Après un mois de siège, cette place fut obligée de se rendre. La nécessité de le payer m'a obligé à vendre ma maison. La crainte l'oblige à se taire. Je suis obligé de sortir, de vous quitter. Vous m'obligerez à me fâcher. Je serai obligé de vous punir.

Il signifie encore Attacher quelqu'un par un service, rendre un bon office, faire plaisir. Il m'a obligé quand j'étais malheureux. Vous m'obligerez extrêmement, infiniment. Il oblige tout le monde. Il m'a obligé de son crédit, de sa bourse. Vous m'obligerez beaucoup d'aller lui parler pour moi. En me rendant ce service vous n'obligerez pas un ingrat.

Je vous suis fort obligé de votre attention, de la peine que vous avez prise, Je vous suis fort redevable, je vous sais beaucoup de gré. On dit souvent, par forme de remerciement, Je vous suis bien obligé, ou familièrement, par ellipse, Bien obligé.

Substantivement, Je suis votre obligé, votre obligée, se dit à Quelqu'un dont on a reçu un service.

OBLIGÉ, pris adjectivement, signifie Qui est d'usage, dont on ne peut guère se dispenser. C'est le compliment obligé. La formule obligée d'une lettre, d'une pétition.

obliger

Obliger, actif. acut. Authorare, Astringere, Obligare.

Obliger aucun à soy par luy faire plaisir, Deuincere sibi aliquem beneficiis, Obstringere sibi aliquem munere, Obligare sibi aliquem.

Obliger à soy aucun, ou s'obliger à autruy de comparoir en jugement, Vadari.

Obliger quelqu'un de liens perpetuels, et à tousjours durables, Astringere aliquem vinculis sempiternis.

Obliger aucun sous quelque charge, Astringere aliquem conditione.

Promettre et obliger de parole pour raison de ce dont il y avoit autre obligation precedente, Pecuniam constituere.

Obliger son corps, Cauere capite, B. ex Plin.

Obliger soy et sa vie par un veu religieux, Deuouere se.

Il m'est obligé de sa vie que je luy ay sauvé, Obnoxium vitae, beneficio nutu feci, Liu. lib. 23.

Il a trouvé un moyen de sauver et obliger à luy des amis, Rationem inijt qua et amicos seruaret et obnoxios sibi faceret, Liu. lib. 23.

Il est obligé et redevable à moy, Obnoxius mihi est, Liu. lib. 23.

S'obliger et respondre avec le principal debteur, Expromittere.

S'obliger envers aucun de certaine somme, sans que celuy qui s'oblige en touche aucun denier, Nomina facere.

S'obliger sur sa foy, Astringere suam fidem.

S'obliger envers aucun, pour raison de ce dont autruy s'estoit au precedent obligé, Appromittere.

S'obliger à garder innocence, Indicere sibi legem innocentiae.

S'obliger par un delict et meffait à la peine, Deuincire se scelere.

S'obliger à Dieu par veu, Deo vota suscipere.

Faire obliger sous nisi, ou sur peine de sentence d'excommuniment, Animas hominum pignerari stygijs nexibus, B.

S'obliger corps et biens, Capite et fortunis cauere, Nexum corporis syngraphae pacto inire, Nexu corporis et fortunarum sese alligare, Fortunas personamque pignori cautionis opponere, Hominem pignoraque obstringere, Possessorem possessionesque obligare, Syngrapha nexum inire corporis et fortunarum, Authoritate scripta nexu se obstringere sui suorumque pignorum, Nexu se obligare, Adstringere se nexu, Corpus et pignora nexili pacto obstringere, Nexum addictorum inire, Pignorum et hominis nexum inire, B.

Obligé, partic. m. acut. Obligatus.

Estre obligé par honneur, Ciuili actione vel honoraria teneri, B.

Estre obligé et astreint par sa promesse, Teneri promisso.

Estre obligé d'un peché concernant l'honneur de Dieu, Fraude impia obligari.

Estre obligé par un traicté de paix, Obstrictum teneri foedere.

Estre obligé par les pactions et accors que fait un tiers, Teneri foederibus alienis.

Vous estes obligez respectivement l'un à l'autre par ce benefice, Deuincimini vtrique ab vtrisque hoc beneficio.

Se tenir obligé envers aucun de quelque plaisir, et luy en sçavoir bon gré, et ne luy avoir pas encore rendu le plaisir, Habere gratiam.

Tenir obligez aucuns par plaisir qu'on leur a fait, Obstrictos suo beneficio habere.

Tenu et obligé, Astrictus et deuinctus.

Quand un obligé donne une debte qui est deuë par un autre, en payement à son creancier, et que ledit creancier stipule du second obligé ce qu'il devoit au premier obligé, Delegare.

Qui s'est obligé de quelque debte, et a baillé respondant, Reus satisdandi.

Qui s'est obligé avec un autre, Consponsor.

Qui s'est obligé principalement pour un autre, Pleige, Reus.

Celuy qui s'est obligé par sa promesse, Reus promittendi.

Qui ne s'est obligé à rien et ne peut faire comme bon luy semble, Integer.

Deux obligez l'un pour l'autre, et chascun pour le tout, Duo aut plures in totum reciproce consponsores, B.

Synonymes et Contraires

obliger

verbe obliger
1.  Lier par un contrat.
3.  Rendre service à quelqu'un.

obliger (s')

verbe pronominal obliger (s')
Traductions

obliger

aufdrängen, aufdringen, aufnötigen, dringen, zwingen, bewegencompel, oblige, force, impose, accommodate, constrain, mandate, requireverplichten, dwingen, forceren, noodzaken, opdringen, van dienst zijnאילץ (פיעל), הכריח (הפעיל), זקק (פ'), חייב (פיעל), כופף את היד של-, כפה (פ'), חִיֵּב, כָּפָה, הִכְרִיחַ, אִלֵּץdwing, verpligimposar, obligartvingeυποχρεώνωdevigiconstreñir, forzar, imponer, obligartyrkyttääneyða, þvingacostringere, forzare, obbligare強いるcoerceretvingezmusićconstranger, ditar, forçar, impor, obrigarforţa, impune, siliförplikta, tvinga (ɔbliʒe)
verbe transitif
forcer qqn à faire qqch Il m'a obligé à le suivre.

obliger

[ɔbliʒe] vt
(= contraindre) obliger qn à faire → to force sb to do, to oblige sb to do
(DROIT) (= engager) → to bind
(= rendre service à) → to oblige