obombrer

(Mot repris de obombrions)

obombrer

v.t.
Litt. Couvrir d'ombre ; ombrager.

OBOMBRER

(o-bon-bré) v. a.
Terme mystique. Couvrir d'une ombre. Les anges l'obombraient de leurs ailes.
Dieu m'a fait la grâce de m'obombrer par le P. Lacourbe [, Parole de Mme Guyon, dans Mém. de Mme de Maintenon, par LABAUMELLE, t. IV, ch. 13]
Par extension.
Les ailes de mes anges [Voltaire appelait M. et Mme d'Argental ses anges] m'ont obombré, mon cher et respectable ami ; j'ai le brevet pour Ferney plus favorable que je n'avais osé le demander et l'espérer [VOLT., Lett. d'Argental, 3 juin 1759]
Fig. Éclipser, mettre dans l'ombre (peu usité en ce sens).
M. de Vendôme ne disputa rien à M. du Maine, et il évita sagement d'en être obombré [SAINT-SIMON, 126, 134]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Obombrer [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. obumbrare, de ob, et umbra, ombre.

obombrer

OBOMBRER. v. tr. Couvrir de son ombre. Il ne s'emploie guère que dans le sens mystique. Les anges l'obombraient de leurs ailes.

obombrer


OBOMBRER, v. act. Cacher, couvrir. L'Acad. le met sans exemple et sans remarque. Il est vieux et n'est bon que pour le burlesque, ou le jargon des petits-maîtres.