occupant, ante

OCCUPANT, ANTE

(o-ku-pan, pan-t') adj.
Qui occupe, qui est en possession. Nous étions occupants, nous avons été dépossédés.
Il se dit d'un avoué qui est chargé des intérêts d'une partie dans un procès. L'avoué occupant.
Qui donne de l'occupation, de l'embarras. Nous avons eu, à la maison, des amis, des étrangers très occupants.
Substantivement. Premier occupant, celui qui s'empare, qui se saisit le premier.
La dame au nez pointu répondit que la terre Était au premier occupant [LA FONT., Fabl. VII, 16]
Le premier occupant, est-ce une loi plus sage [que l'hérédité] ? [ID., ib.]
Jules II excommunia Louis XII, donna son royaume au premier occupant, et lui-même, le casque en tête.... [VOLT., Polit. et législ. Tolérance, idée de la réforme du XVIe siècle]
L'idée de la propriété remonte au droit du premier occupant [J. J. ROUSS., Ém. II]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Il fault dire pour le plus seur, Qu'il soit au premier occupant [COQUILLART, Enqueste entre la simple et la rusée.]

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • OCCUPANT. Ajoutez : - REM. On a un exemple de Mme de Sévigné d'occupant au sens de donnant de l'occupation, de l'embarras :
    Faut-il avoir toujours cette occupante et ruineuse et continuelle bassette ? [SÉV., Lett. à Mme de Grignan, du 26 juin 1680, dans Lett. inédit. éd. Capmas, t. I, p. 163]
    Cette expression a été rendue à Mme de Sévigné par le nouveau manuscrit.