occupant

(Mot repris de occupante)

occupant, e

adj. et n.
1. Qui occupe un lieu, un local : Note aux occupants de l'immeuble habitant, résidant
2. Qui occupe militairement un pays : La résistance à l'occupant envahisseur

occupant

(ɔkypɑ̃)

occupante

(ɔkypɑ̃t)
adjectif
1. qui habite dans un lieu les familles occupantes de l'immeuble
2. qui a envahi un pays l'armée occupante

occupant

masculin

occupante

féminin
nom
1. les occupants d'un hôtel
2. résister à l'occupant

occupant

OCCUPANT, ANTE. adj. T. de Droit. Qui occupe un lieu. La partie occupante. Substantivement, Premier occupant, Celui qui s'empare d'un lieu, qui s'en saisit le premier. Le droit du premier occupant est souvent sujet à contestation.

Il signifie aussi Qui occupe, qui prend du temps. C'est une besogne bien occupante.

occupant


OCCUPANT, s. m. OCCUPATION, ou, OCUPATION, s. f. OCCUPER, ou OCUPER, v. act. [Okupan, pa-cion, en vers ci-on; okupé.] Ocuper, c'est 1°. Tenir, remplir, en parlant d'un espace de lieu ou de tems. Cela ocupe trop d'espace; ocupe toute ma chambre. "Ocuper une maison, y habiter; ocuper la place de quelqu'un, exercer son emploi. — "Ce raport a ocupé toute la séance. "Cet emploi ocupe tout mon tems, tout mon loisir. = 2°. En termes de guerre, se saisir, s'emparer: "Ocuper un poste: "ils ocupèrent les hauteurs. = 3°. Avec le régime des persones, employer, doner à travailler. Il faut ocuper les jeunes gens. "Vos afaires m'ocupent. "Il y a là de quoi ocuper plusieurs ouvriers et pendant long-tems. = 4°. S'ocuper, s'apliquer à... S'ocuper à l'étude, au jeu; à lire, à dessiner. = Il régit aussi de, mais alors il a un aûtre sens: je m'ocupe de votre afaire; c. à. d. j'y pense, je ne la néglige point. Dans ce dernier sens, il me semble qu'il ne régit point les verbes. "On ne paroit pas s'ocuper de lui faire son procès. Linguet. "On s'ocupe de les remplacer. MERCûRE. "À~ peine (Henri IV) fut-il paisible possesseur du trône qu'il s' ocupa de rapeler les Lettres et les Sciences fugitives. Ann. Litt. Je crois qu'on doit dire, s'ocuper du soin, du projet de faire, et non pas s'ocuper de faire. = Être ocupé régit de devant les noms. "Il est râre de rencontrer des persones, qui portent la délicatesse de sentiment au point d' être occupées de la félicité des autres, tandis qu'elles sont elles mêmes dans la peine. MARIN. L'Homme Aimable. = Il régit plutôt à que de devant les verbes. "Votre pauvre frater n'est ocupé que de me divertir. SÉV. "Il n'était pas fâché de voir ces deux hommes ocupés de se détruire réciproquement. Anon. Je crois qu'à me divertir, à se détruire seraient plus réguliers et plus conformes à l'usage. — Voltaire dit aussi, ocupé d'abaisser la Maison d'Autriche; ocupé de dominer et de s'enrichir. C'est une ellipse, ocupé du soin d'abaisser~, de s'enrichir, etc. = * Le P. Rapin et Madame de B. (Hist. d'Angl.) font régit à l'actif la prép. à devant l'infinitif. "L'ambition de Philipe... ocupoit l'esprit de Démosthène à le suivre et à l'étudier. "Ils l' ocupèrent à se précautioner contre les conséquences. — Ce régime est inusité. 5°. Ocuper, en termes de Pratique est neutre: être chargé d'une afaire en Justice. "Quel est le Procureur, qui ocupe pour vous.
   OCUPÉ, ÉE. adj. Qui a beaucoup d'ocupation. "Je suis fort ocupé. "C' est une femme fort ocupée.
   OCUPANT, dans le discours ordinaire ne se dit qu'en cette phrâse; premier ocupant; qui ocupe, qui se met en possession le premier.
   La Dame au nez pointu répondit que la Terre
   Étoit au premier ocupant.
       La Fontaine.
Au Palais, on le dit d'un Procureur, qui ocupe pour une partie dans un procês. Voy. plus haut, n°. 5°.
   OCUPATION, afaire à laquelle on est ocupé. "Avoir de l'ocupation. Manquer d'ocupation. Être sans ocupation: Quelles sont à présent vos ocupations? = Doner de l'ocupation; de la peine, de l'embârras. "Alez, alez, je vous donerai de l'ocupation.
   Rem. Quoique substantif verbal, il ne s'emploie pas par-tout où l'on peut employer le verbe ocuper. On dit, par exemple; cet établissement m'ocupe beaucoup; mais en disant (comme dans l'Origine des Lois) l'ocupation de mon établissement m'empêche de cultiver les terres, on ne parlerait pas bien. On dit, ocuper un poste, une Province, mais on n'a guère dit jusqu'à présent que dans les gazettes, l'ocupation d'une Province: Dans le Journ. Polit. de Gen. où l'on emploie ce mot dans la traduction d'un Mémoire étranger, on le met en italique. "On a réclamé fortement contre l'ocupation de ces Provinces. D'Avrigni s'est servi de cette locution. "Prévenir l'ocupation du Duché de Milan. Le Dict. de Trév. et le Rich. Port. le mettent pour l'action de s'emparer d'un poste. L'Acad. ne l'admet qu'en termes de Droit, pour l'habitation d'une maison. "Payer les loyers des lieux à proportion de l'ocupation qu'on a faite.

Synonymes et Contraires

occupant

nom masculin occupant
Personne qui occupe un lieu.
Traductions

occupant

bewoner/bewoonster, bezetter/bezetster

occupant

beboer

occupant

[ɔkypɑ̃, ɑ̃t]
adjoccupying
nm/f
[appartement] → occupier; [véhicule] → occupant
(POLITIQUE) [usine, préfecture] → occupier
nm (MILITAIRE) l'occupant → the occupying forces