odorer

(Mot repris de odora)

ODORER

(o-do-ré)
V. n. Avoir de l'odorat.
Tous les animaux n'odorent pas, mais tous respirant, l'air est nécessaire à leur existence [BERN. DE ST-P., Harm. liv. II, animaux.]
V. a. Flairer, sentir par l'odorat.
Et Dieu a odoré et reçu l'odeur du sacrifice [PASC., Lett. sur la mort de son père.]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Narilles unt, e ne odererunt [, Lib. psalm. p. 176]
  • XIVe s.
    La chose à odorer [H. DE MONDEVILLE, fo 18]
    Le cheval odore et sent la bataille de loing [ORESME, Thèse de MEUNIER.]
  • XVIe s.
    Au semer des melons, aucuns ajoustent les bonnes senteurs et liqueurs pour en odorer [parfumer] et savourei le fruit [O. DE SERRES, 539]
    La fleur du sureau est utile en plusieurs choses, mesmes à odorer les nouveaux vins [ID., 561]
    Le sentir et odorer [PARÉ, Introd. 9]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. odorar ; ital. odorare ; du lat. odorari, de odor, odeur.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • ODORER. Ajoutez : - REM. Odorer, à l'emploi actif, se trouve aussi dans saint François de Sales : Ceux qui se sont promenés en un beau jardin n'en sortent pas volontiers sans prendre en leur main quatre ou cinq fleurs pour les odorer et tenir le long de la journée, Introd. à la vie dévote, t. II, 7. Ce mot, qui a vieilli, mérite de rentrer dans l'usage ; il est bien préférable à flairer pour le sens précis qu'il exprime.

odorer

Odorer et flairer, Odorari, Olefacere.