officialité

OFFICIALITÉ

(o-fi-si-a-li-té) s. f.
Anciennement, juridiction de l'official. Charge d'official. Lieu où il rend la justice.
Votre père des Bois.... à Rouen.... a enseigné qu'il est permis à un religieux de défendre l'honneur qu'il a par sa vertu, même en tuant.... ce qui a causé un tel scandale en cette ville-là, que tous les curés se sont unis pour lui faire imposer silence, et l'obliger à rétracter sa doctrine par les voies canoniques ; l'affaire est à l'officialité [PASC., Prov. XII]
Aujourd'hui, conseil établi par le concordat de 1801 pour protéger le clergé du second ordre contre les empiétements et les abus de pouvoir de leurs supérieurs. Un évêque peut-il, sans monition préalable, de sa seule autorité et sans consulter son officialité, interdire un ecclésiastique de toutes ses fonctions ? Question soumise au Conseil d'État en 1836.

ÉTYMOLOGIE

  • Official.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    OFFICIALITÉ. Ajoutez :
    Caractère officiel.
    Le zèle qu'ils mettent à soutenir M. V.... les signale comme de redoutables agents de l'administration et entache sa candidature d'officialité [, Journ. offic. 12 avril 1876, p. 2636, 1re col.]
    Dans la guerre de Crimée, contre l'Europe il n'y avait que la Russie officielle, la Russie en uniformes.... alors le peuple russe était peu initié aux motifs de la guerre ; il ignorait tout et n'avait pas la parole ; il vivait isolé et comme à part de l'officialité [, Journ. des Débats, 4 sept. 1876, 1re page, 2e col.]

officialité

OFFICIALITÉ. n. f. T. de Droit canon. Juridiction de l'official. L'officialité de Paris, de Lyon, etc. Sentence de l'officialité.

Il désigne aussi le Lieu où l'official rend la justice. Aller à l'officialité. Être mandé à l'officialité.