oing

oing

ou

oint

[ wɛ̃] n.m. [ du lat. unguen, onguent ]
Graisse servant à oindre.

OING

(ouin ; le g ne se prononce jamais) s. m.
Graisse.
L'oing, qu'on appelle autrement axonge, est la graisse la plus molle et la plus humide du corps des animaux [GENLIS, Maison rust. t. I, p. 288, dans POUGENS]
Vieux oing, vieille graisse de porc fondue.
Le vieux oing est la graisse du porc qui tient aux reins ; il en faut faire provision dans une ferme, pour en frotter les essieux des roues, le rouleau des presses, etc. [GENLIS, Maison rust. t. 1, p. 280]
Lorsque la résistance des frottements est trop grande, on la diminue beaucoup en enduisant les surfaces frottantes de quelque matière grasse, comme lorsqu'on met du vieux oing entre l'essieu et le moyeu d'une roue [BRISSON, Traité de phys. t. I, p. 96, dans POUGENS]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Nus chandeliers de suif ne puet metre sains ne oinst avec son suif [, Liv. des mét. 162]
    Vostre soleir [vos souliers] n'ont mestier [besoin] d'oint [RUTEB., 211]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. unguen (voy. OINDRE).

oing

OING. s. m. (On ne prononce pas le G.) Il n'est usité que dans cette expression, Vieux oing, Vieille graisse de porc fondue, dont on se sert pour frotter les essieux des voitures et pour d'autres usages. Graisser les essieux d'une voiture avec du vieux oing.

oing

De l'oing d'un lion, Adeps leoninus.