oint, ointe

OINT, OINTE

(ouin, ouin-t') part. passé d'oindre
Frotté d'huile ou d'une substance grasse
Qui a reçu la consécration d'une huile sainte.
Un David est oint de l'onction sainte [MASS., Carême, Voc.]
On voit dans la formule de la consécration de Pépin, que Charles et Carloman furent aussi oints et bénits [MONTESQ., Esp. XXXI, 17]
Substantivement. Les oints du Seigneur, les rois, les prêtres.
Dieu me garde de traiter comme vous dites celui qui est mon maître et l'oint du Seigneur, ni de mettre la main sur lui, puisqu'il est le christ et l'oint du Seigneur [SACI, Bible, Rois, I, XXIV, 7]
Gardez-vous bien de toucher à mes oints, et ne faites point de mal à mes prophètes [ID., Paralip. I, XVI, 22]
Le Tellier fut le Chusaï qui confondit les mauvais conseils, et qui assura la victoire à l'oint du Seigneur [le roi Louis XIV] [BOSSUET, le Tellier.]
Elle [la Dauphine] ne souffrait pas qu'on touchât aux oints du Seigneur, les honorant lors même qu'ils semblaient se rendre méprisables, couvrant leurs faiblesses par sa charité [FLÉCH., Dauphine.]
Jésus-Christ est appelé par excellence l'Oint du Seigneur. S. m. Membre d'une secte calviniste anglaise. Les oints pensaient qu'on ne pouvait plus pécher après avoir obtenu une fois l'absolution.