ombragé, ée

OMBRAGÉ, ÉE

(on-bra-jé, jée) part. passé d'ombrager
Placé sous un ombrage.
On voit encore les beaux chemins ombragés d'arbres, les caravansérails et les bains qu'il fit construire pour les voyageurs [VOLT., Mœurs, 157]
Couvert, caché comme d'un ombrage.
Et son feutre à grands poils ombragé d'un panache [BOILEAU, Sat. III]
Il couvre sa belle tête d'un casque d'or ombragé de plumes de héron et d'autruche [VOLT., la Princ. de Babyl. 11]
Fig.
Ombragés en naissant des lauriers paternels [M. J. CHÉN., Tibère, III, 2]
S. m. L'ombragé, ce qu'il y a de caché comme sous un ombrage (mot de Saint-Simon).
L'Instruction sur les états d'oraison parut un contraste du barbare, de l'obscur, de l'ombragé des Maximes des saints [SAINT-SIMON, 46, 24]