ondin, ine

ONDIN, INE

(on-din, di-n') s. m. et f.
Génie élémentaire des eaux suivant les cabalistes.
Un peuple ami des hommes, Les sylphes, les ondins, salamandres et gnomes [LEGRAND, Roi de Cocagne, I, 2]
J'ai ouï dire à M. Silhouette que la Boucle de cheveux de M. Pope n'eut d'abord qu'un médiocre succès, parce qu'il n'y avait point d'invention ; mais qu'il réussit, lorsque l'auteur eut embelli ce badinage en y introduisant des génies, des sylphes et des ondins [VOLT., Mél. litt. Conseils à L. Racine.]
Au frais ondin s'unit l'ardente salamandre [V. HUGO, Ball. 2]
Viens-tu pour voir mes ondines, Ceintes d'algue et de glaïeul ? [ID., ib. 4]

REMARQUE

  • Le comte de Gabalis, 2e entretien, dit ondien : Sachez que les mers et les fleuves sont habités de même que l'air ; les anciens sages ont nommé ondiens ou nymphes cette espèce de peuples.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Verdine, Ondine, et Bordine aux yeux vers [RONS., 367]

ÉTYMOLOGIE

  • Onde.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. ONDIN (on-din), s. m. Dans les parcs d'huîtres, quantité de ces mollusques que l'on hale tous les matins pendant quinze jours à l'aide d'un rateau et que l'on tire hors du parc, pour les y réintégrer une heure après.

ÉTYMOLOGIE

  • Ce semble un dérivé d'onde, comme qui dirait la quantité d'huîtres qu'apporte une onde.