opulent, ente

OPULENT, ENTE

(o-pu-lan, lan-t') adj.
Qui est dans l'opulence.
M. Quinault était opulent ; sa femme lui avait apporté plus de cent mille écus [D'OLIVET, Hist. Acad. t. II, p. 255, dans POUGENS]
Le roi de France eut avec facilité et en un moment tout l'argent dont il avait besoin, par une de ces promptes ressources qu'on ne peut connaître que dans un royaume aussi opulent que la France [VOLT., Louis XIV, 31]
Montesquieu partit de Vienne pour voir la Hongrie, contrée opulente et fertile, habitée par une nation fière et généreuse, le fléau de ses tyrans et l'appui de ses souverains [D'ALEMB., Éloges, Montesq.]
Il n'y a plus de bonheur pour vous dans ce monde ! et vous êtes opulent, et il existe autour de vous tant de malheureux à soulager ! [DIDER., Claude et Nér. II, 42]
Ces superbes rideaux, ces coussins fastueux, Des amours opulents trône voluptueux [DELILLE, Trois règnes, V]
Qui a le caractère de l'opulence.
Voilà ma vie, telle que vous l'avez devinée, tranquille et occupée, opulente et philosophique [VOLT., Lett. en vers et en prose, 118]
Je fus riche autrefois ; mon banquet opulent N'a jamais repoussé l'étranger suppliant [A. CHÉN., Idylles, le Mendiant]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    La cité de Cere qui lors estoit puissant et opulente [BERCHEURE, f° 8]
  • XVIe s.
    Une ville opulente et riche [AMYOT, Cam. 59]
    Contrée plantureuse et opulente de tous biens [ID., Anton. 64]
    L'apparat des vivres qui estoit très opulent [CARL., III, 6]
    Afin que les drapiers moins opulents puissent aussi bien gaigner leurs vies en faisant les ditz petits draps, que les riches et opulents [, Souvenirs de la Flandre wallonne, juillet et août 1867, p. 116]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. opulentus (voy. OPULENCE).