ordurier, ière

ORDURIER, IÈRE

(or-du-rié, riè-r') adj.
Qui se plaît à dire des choses sales, déshonnêtes.
Le commandeur de G..., vieux débauché, plein de politesse et d'esprit, mais ordurier, y logeait et y attirait une folle et brillante jeunesse en officiers aux gardes et mousquetaires [J. J. ROUSS., Conf. VII]
Ce monsieur du journal m'appelle jacobin, homme horrible, ordurier, grimacier... [P. L. COUR., 2e lett. particul.]
Substantivement.
Ces sels dont on peut dire que M. Ménage n'était que le faux-saunier, et qu'il prodiguait comme s'ils eussent été de son propre, quoiqu'ils fussent de celui de son M. Bautru et de semblables orduriers, [, Anti-ménagiana, p. 3]
Qui contient des ordures, des choses obscènes.
Les vers orduriers du poëte Ausone, natif de Bordeaux et consul romain [VOLT., Lett. Richelieu, 29 juill. 1774]
Julie avait aimé Octave, témoin l'épigramme ordurière d'Auguste [ID., Lett. d'Argent. 23 juill. 1763]
S. m. Petite caisse de bois, munie d'un manche, et dont on se sert pour mettre les balayures.

ÉTYMOLOGIE

  • Ordure.