oreillard

oreillard, e

adj.
Se dit d'un animal qui a de longues oreilles.

oreillard

n.m.
Chauve-souris insectivore aux grandes oreilles.

oreillard

OREILLARD, ARDE. adj. Il se dit d'un Cheval, d'une jument dont les oreilles sont longues, basses, pendantes ou mal plantées, et qui les remue habituellement en marchant. Un cheval oreillard. Une jument oreillarde.

oreillard


OREILLARD, ARDE, adj. OREILLE, s. f. OREILLER, s. m. [Orè-gliar, gliar-de, glie, glié: 2e è moy. 3e e muet au 3e, é fer. au 4e, mouillez les ll.] Oreille, est l'organe de l'ouïe. Il se dit, et de tout ce qui contribûë à l'ouïe au dedans, et du cartilage du dehors. = Prêter l'oreille est du beau style.
   Alors vous eussiez vu les fleuves et les bois
   Prêter l'oreille au son de sa touchante voix.
MARIN, 6e Écl. de Virgile. = Oreillard, se dit d'un cheval, dont les oreilles sont longues, bâsses, pendantes, ou mal plantées. = Oreiller, coussin, servant à soutenir la tête, quand on est couché.
   OREILLE, entre dans plusieurs expressions du style proverbial. — Les oreilles bâsses, ou baissées: adv. "Il s'en revient les oreilles bâsses ou baissées, c. à. d. triste et honteux de n'avoir pas réussi. — Les chiens hargneux ont les oreilles déchirées: ceux, qui ataquent tout le monde, souvent s'en troûvent mal. — On dit, que les oreilles tintent ou cornent aux gens, quand on parle d'eux: "Si les oreilles vous tintent, ne croyez pas que c'est une vapeur: c'est que nous parlons fort de vous. Sév. "Je ne doute pas que les oreilles ne vous aient corné. C'est à vous à savoir laquelle; car nous en avons dit de toutes les façons. La Même. — Avoir les oreilles délicates, se fâcher aisément. — Avoir les oreilles chastes, ne pouvoir soufrir les paroles déshonêtes. — Se faire tirer l'oreille, se faire beaucoup prier; ne céder qu'avec peine. — Rompre les oreilles à quelqu'un, l'importuner. "Vous me rompez les oreilles, et non pas, vous rompez mes oreilles. — Avoir les oreilles batûes et rebatûes d'une chôse, en avoir souvent entendu parler. — Être pendu aux oreilles de quelqu'un, le suivre par tout, pour lui parler. — Secouer les oreilles, désaprouver ce qu'on dit. — Se grater l'oreille, avoir du chagrin. — Prêter l'oreille à, écouter, aprouver. — Avoir la puce à l'oreille, voy. PUCE. — Entendre de ses oreilles, de ses deux oreilles, est un pléonasme reçu, comme voir de ses yeux, voler en l'air, etc. "Vous avez entendu celà? — Oui de mes deux oreilles. — Th. d'Éducat. = Ce Discours flate, charme, chatouille l'oreillle; il fait plaisir à entendre; il blesse, ofense, choque, écorche l'oreille; c'est tout le contraire. — Échaufer les oreilles à quelqu' un; l'irriter par ses discours. — Lui doner sur les oreilles, ou lui froter les oreilles, le batre. — Avoir l'oreille d'un Prince, d'un Ministre, en être écouté favorablement. — Il n'a point d'oreille pour ce que vous demandez; il ne veut pas le faire. — Si cela vient à ses oreilles, etc. S'il vient à le savoir, etc. — Être ou se mettre dans une afaire jusqu'aux oreilles, ou par dessus les oreilles, s'y engager bien avant. — Il sera bien heureux s'il en raporte ses oreilles; s'il revient sain et sauf. = * L'Ab. Coyer dit rire jusqu'aux oreilles, faire de grands éclats de rire. Cette expression n'est pas fort usitée, même dans le style proverbial. — Madame de Genlis dit, rougir jusqu'aux oreilles, et celui-ci vaut mieux. "Nous avons regardé Mademoiselle Aline, qui a rougi jusqu'aux oreilles. = Avoir de l'oreille, a trois sens diférens suivant les diférens raports où on l'emploie. Avoir l' oreille sensible ou, à la mesûre des vers, ou à l'harmonie dans la musique, ou à la mesûre dans la danse. = Le Proverbe dit: ventre afamé n'a point d'oreilles: on ne peut apaiser par de beaux discours ceux, qui ont grande faim. Madamde Dacier a employé ce proverbe dans le Traduction de l'Odyssée, qu'elle a farcie d'expressions bâsses et triviales.
   OREILLE, se dit fig. de plusieurs chôses, qui ont quelque ressemblance avec la figûre de l'oreille. L'oreille d'un soulier, d'une écuelle, d'une charrûe. — Pli qu'on fait au feuillet d'un livre au haut ou au bâs de la page, pour marquer l'endroit où l'on en est resté dans la lectûre, ou un passage qu'on veut revoir. "C'est une sote chôse que de faire des oreilles aux livres.