orfévre

ORFÉVRE

(or-fè-vr') s. m.
Celui qui fait ou qui vend des ouvrages d'or et d'argent.
J'ai rencontré un orfévre, qui, sur le bruit que vous cherchez quelque beau diamant en bague pour faire un présent à votre épouse, m'a fort prié de vous venir parler pour lui [MOL., le Mar. forcé, 5]
Louis XII l'ayant défendue [l'argenterie] par une loi somptuaire indiscrète, les Français firent venir leur argenterie de Venise ; les orfévres de France furent réduits à la pauvreté, et Louis XII révoqua sagement la loi [VOLT., Mœurs, 121]
De simples orfévres tels que Bellin et Germain ont mérité d'être mis au rang des plus célèbres artistes, par la beauté de leur dessin et par l'élégance de leur exécution [ID., Louis XIV, Artistes.]
Orfévre-bijoutier, celui qui fabrique et qui vend des bijoux d'or. Orfévre-joaillier, celui qui met en œuvre et vend des diamants. Le corps des orfévres, corps qui était le dernier des six corps des marchands de Paris. Vous êtes orfévre, monsieur Josse, se dit à quelqu'un qui donne un conseil intéressé ; locution tirée de l'Amour médecin, I, 1, de Molière, où M. Josse, orfévre, conseille à Sganarelle d'acheter, pour guérir sa fille, une garniture de diamants.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Une piere [il y] ot dessus assise, Que firent orfevre de Frise [, Romancero, p. 58]
    Il est à Paris orfevres qui veut, et qui faire le scet [, Liv. des mét. 38]
  • XVe s.
    Ou tantost je te partirai En quatre, et si te porterai Fondre en la maison d'un orfevre [FROISS., Le dit dou florin.]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. auri faber, ouvrier en or, de aurum, or, et faber, ouvrier (voy. FABRIQUE).