orné, ée


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ORNÉ, ÉE

(or-né, née) part. passé d'orner
Pourvu de ce qui embellit.
Le linge orné de fleurs fut couvert pour tous mets D'un peu de lait, de fruits et des dons de Cérès [LA FONT., Phil. et Bauc.]
L'épigramme, plus libre en son tour plus borné, N'est souvent qu'un bon mot de deux rimes orné [BOILEAU, Art p. II]
Autant que la terre de Cypre nous avait paru négligée et inculte, autant celle de Crète se montrait fertile et ornée de tous les fruits par le travail de ses habitants [FÉN., Tél. V]
Terme de peinture. Sujet orné, sujet susceptible de la composition la plus riche.
Fig. Qui est pourvu de choses comparées à des ornements matériels.
On veut un roi dont le corps soit fort et adroit, et dont l'âme soit ornée de la sagesse et de la vertu [FÉN., Tél. V]
Qui a vu la cour a vu du monde ce qui est le plus beau, le plus spécieux et le plus orné [LA BRUY., VIII]
Brisacier avait l'esprit orné de lieux communs et de chansonnettes [HAMILT., Gram. 7]
Une éloquence plus ornée, telle par exemple qu'est celle de M. Fléchier, ne convient point pour des plaidoyers [ROLLIN, Tr. des Ét. IV, 1]
Absolument. Un esprit orné, un homme qui a beaucoup de connaissances, d'instruction.
Nancré étoit un garçon de beaucoup d'esprit, d'agrément et fort orné [SAINT-SIMON, 145, 114]
Quoique j'eusse l'esprit assez orné, n'ayant jamais vu le monde, je manquais totalement de manières [J. J. ROUSS., Conf. II]