orviétan

(Mot repris de orviétans)

ORVIÉTAN

(or-vi-é-tan) s. m.
Électuaire très composé, autrefois en vogue.
Il faut que j'aille acheter de l'orviétan, et que je lui en fasse prendre [MOL., Am. méd. II, 6]
Ô grande puissance De l'orviétan ! [ID., ib. II, 7]
Fig. et par plaisanterie.
Le régent envoya d'Antin dire au maréchal d'Huxelles de choisir ou de signer ou de perdre sa place ; oh ! la grande puissance de l'orviétan ! cet homme si ferme.... baissa la tête et signa sans mot dire [SAINT-SIMON, 454, 129]
Marchand d'orviétan, charlatan qui vend des drogues sur les places publiques. Fig. Homme qui trompe par des paroles pompeuses.
Chose quelconque avec laquelle on trompe.
On laisse les bonzes débiter leur orviétan dans les places publiques [VOLT., Dial. 27]
Les conquérants qui ont envahi le monde n'ont pas été plus orgueilleux et plus acharnés que les vendeurs d'orviétan qui ont prétendu le connaître [ID., Dict. phil. Coquilles.]

ÉTYMOLOGIE

  • Cet électuaire fut apporté en France en 1647 par un opérateur d'Orvieto (Italie), et vendu en place publique ; le nom du charlatan Orvietano passa au remède.

orviétan

ORVIÉTAN. n. m. Sorte d'électuaire auquel on attribuait autrefois toutes sortes de vertus.

Marchand d'orviétan se dit figurément d'un Charlatan.

orviétan


ORVIÉTAN, s. m. [Or-vié-tan: 2e é fer.] Espèce de thériaque, de contrepoison. Il a été ainsi nomé d'Orviète, ville d'Italie, d'où était celui qui en fut l'inventeur. L. T. L'Académie dit que c'est que le premier orviétan fut fait à Orviète. = Quelques-uns disent, orviatan, mais mal. = On apèle les Charlatans qui vendent des drogues sur des tréteaux en place publique, des vendeurs d'orviétan.