outragé


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outrage

OUTRAGE. n. m. Injure grave de fait ou de parole. Faire un outrage, faire outrage à quelqu'un. On lui a fait outrage en sa personne, en son honneur. Recevoir un outrage. Souffrir un outrage. Cruel, sanglant outrage.

Faire subir à une femme les derniers outrages, Lui faire violence.

Outrage à la morale publique, outrage aux moeurs, outrage à la pudeur, Sortes de délits qualifiés par le code.

Fig., Faire outrage à la raison, à la morale, Faire ou dire quelque chose qui y soit nettement contraire. Dans le même sens, Faire outrage au bon sens, à la grammaire, Dire ou écrire quelque chose qui offense grossièrement le bon sens, la grammaire.

Poétiq., L'outrage des ans, les outrages du temps, Le dommage que la durée du temps cause à la solidité, à la beauté des choses ou des personnes. Cet édifice se ressent des outrages du temps. Cette femme fait de vains efforts pour réparer l'outrage des ans.

outrage


OUTRAGE, s. masc. OUTRAGEANT, ANTE, adj. OUTRAGER, v. act. [3e e muet au 1er, é fer. au dern. long. au second et au 3e: jan, jante; dans ceux-ci l'e ne se fait pas sentir: il n'est mis là que pour doner au g un son doux qu'il n'a pas devant l'a.] Outrage est une injûre atroce. Outrager, faire outrage. Outrageant, qui outrage. Il ne se dit que des chôses. Faire outrage, ou un outrage; un cruel, un sanglant outrage à... "Recevoir, soufrir un outrage. "Procédé outrageant; paroles outrageantes. "Il ne l'a pas seulement ofensé; il l'a outragé. "On l'a outragé en sa persone: il a été outragé en son honeur.
   Rem. I. Outrage a un sens actif: mon outrage est l'outrage que je fais, et non pas celui que je reçois.
   Le tems acrut ainsi mes maux et mon outrage.
       La Harpe, Philoct.
Qu'est ce qu'acroitre un outrage, demande M. Geofroi. Les outrages dont se plaint Philoctète, ce ne sont pas les siens, mais ceux qu'il avait reçus d'Ulysse et des Atrides. — Voy. AFFRONT. — On lit aussi, dans le Journ. de Mons. "D'Olmelle croit y lire l'évidence de son outrage. L'Auteur veut dire, de l'outrage qu'il a reçu: c'est la même faûte. — Il y en a une toute pareille sur le mot offense dans une phrâse du P. Perrin. Voy. ce mot.
   II. Outrageant, outrageux. Suivant La Touche, ces deux mots sont également bons, mais le premier ne se dit que des chôses: le second se dit des chôses et des persones. "Un procédé outrageant; des paroles outrageûses. "Il est outrageux en paroles. — "M. l'Avocat Général a requis la radiation de l'Avocat outrageux. Ling.
   III. Outrager n'a pas proprement de régime relatif. On dit, à la vérité, outrager quelqu' un de paroles, mais ce n'est pas une conséquence pour d' aûtres noms. On ne dirait pas, par exemple, il l'a outragé des termes les plus injurieux: je suis piqué au vif, des termes, dont vous m'avez outragé. Tout cela n'est pas suportable en prôse; mais dans des vers harmonieux, tout cela pâsse sans qu'on y fasse atention.
   Croyez qu'il faut aimer autant que je vous aime,
   Pour avoir pu souffrir tous les noms odieux
   Dont votre amour le vient d'outrager à mes yeux.
       Iphigénie.

Synonymes et Contraires

outragé

adjectif outragé
Qui a subi un outrage.
Traductions

outragé

offeso

outragé

οργή

outragé

분노

outragé

[utʀaʒe] adj (= insulté) → offended (= révolté) → outraged