pâmé, ée

PÂMÉ, ÉE

(pâ-mé, mée) part. passé de pâmer
Qui est en défaillance, en syncope.
Elle tomba plus d'à demi pâmée [LA FONT., Rich.]
Je la retrouvais pâmée de rire avec mes femmes de chambre [SÉV., 441]
Votre frère est pâmé de tout ce que vous dites de Corbinelli, et je trouve comme lui trop plaisante la comparaison que vous faites des mystiques avec les faux monnayeurs [ID., 5 févr. 1690]
Il [Brancas] est pâmé au pied du lit de cette pauvre malade [Mme de Coulanges] ; nulle amitié ne paraît devant la sienne [SÉV., 25 sept. 1676]
Les hommes demeureront pâmés de frayeur [BOURDAL., Av. Jug. dern. 326]
Carpe pâmée, carpe qui, lorsque le soleil brille, vient à la surface de l'eau et se met sur le côté, fermant les yeux et entr'ouvrant la bouche à courtes reprises, en sorte qu'on la croirait presque morte. Fig. Il se dit d'une femme qui s'émeut pour des riens. C'est une carpe pâmée. Un air de carpe pâmée.
Terme de blason. Qui a la gueule béante ; se dit du dauphin.