pâtis


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pâtis

[ pɑti] n.m. [ du lat. pastus, pâture ]
Lande ou friche où l'on fait paître le bétail.

PÂTIS

(pâ-ti) s. m.
Lande ou friche, où l'on fait paître les bestiaux. Ce n'était qu'un pâtis, on en a fait un pâturage.
Mes frères, leur dit-il, ne me décelez pas : Je vous enseignerai les pâtis les plus gras [LA FONT., Fabl. IV, 21]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Les oualles Dieu [les brebis de Dieu] sunt li pueple, et ses pastiz est li mondes qu'il leur apreste à vivre [, Psautier, f° 87]
    L'oliphant est moult corporu, Quant il vient en paistis herbu [DU CANGE, pasticium.]
  • XVIe s.
    Je ne quiers pas, o bonté souveraine, Deux mille arpens de pastis en Touraine, Ne mille bœufs errants par les herbis [MAROT, I, 225]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, pahiss ; picard, pati ; normand, paitis, lieu où l'on attache les bestiaux ; du bas-latin, pasticium, du supin pastum, de pascere, paître.

pâtis

PÂTIS. n. m. T. d'Économie rurale. Sorte de lande ou de friche dans laquelle on met paître des bestiaux. Mettre des moutons, des vaches dans le pâtis, dans un pâtis. Ce n'était qu'un pâtis, j'en ai fait un pâturage.

pâtis


PâTIS, s. m. [1re lon. l's finale ne se prononce que devant une voyèle.] Lieu où l' on mène paître les bestiaux. = Le paturage difère du pâtis, en ce que le premier indique quelque chôse de meilleur. Acad.