pâtissier, ière

PÂTISSIER, IÈRE1

(pâ-ti-sié, siè-r') s. m. et f.
Celui, celle qui fait et qui vend de la pâtisserie.
Vous avez apparemment oublié que M. Briochais, votre père, était pâtissier dans la ville de Falaise [LE SAGE, Turcaret, V, 9]
Pâtissier de petit four, pâtissier qui se livre surtout à la confection des petits gâteaux en pâtes sucrées et aromatisées.
Des professions nouvelles se sont élevées [depuis 1774], par exemple, les pâtissiers de petit four qui sont la nuance entre les pâtissiers proprement dits et les confiseurs [BRILLAT-SAVARIN, Physiologie du goût, Méditation XXVII]
Adj. Garçon pâtissier.
Maître de toute Ingrie, Pierre en conféra le gouvernement à Menzikoff, et lui donna le titre de prince et le rang de général major ; l'orgueil et le préjugé pouvaient ailleurs trouver mauvais qu'un garçon pâtissier devînt général, gouverneur et prince [VOLT., Russie, I, 14]
S. m. Livre dans lequel on enseigne la pâtisserie. Le Pâtissier français.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Le pastoier fera les pastez le roy et du commun, et en prendra la façon aussi comme il seut [a coutume] [DU CANGE, pasticerius.]
    Je crois qu'il n'est nul boulengier, Ne paticier ne oublaier, Se bele œuvre veut faire, Que couleur ne leur ait mestier [, Dit des peintres]
  • XIVe s.
    Quant le pasticier les apporte non cuis ou four [, Ménagier, II, 5]
  • XVIe s.
    Mestier n'avons de pastissier roigneux [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Pâtisser. Pastoier de l'historique vient de pâte ; wallon, pâsstegi.