pâtre

pâtre

n.m. [ lat. pastor ]
Litt. Berger : Le pâtre s'abrita dans sa cabane pasteur [litt.]

PÂTRE

(pâ-tr') s. m.
Celui qui garde, qui fait paître les troupeaux de bœufs, de vaches, de chèvres, etc.
Et si, sur un édit des pâtres de Nubie, Les lions de Barca videraient la Libye [BOILEAU, Sat. VIII]
Après que vous y aurez mis [à un palais], Zénobie, la dernière main, quelqu'un de ces pâtres qui habitent les sables voisins de Palmyre, devenu riche par les péages de vos rivières, achètera un jour à deniers comptants cette royale maison, pour l'embellir et la rendre plus digne de lui et de sa fortune [LA BRUY., VI]
Fig.
Le sachem ne daigne pas jeter un regard sur le pâtre d'hommes [commandeur des nègres] [CHATEAUBR., Natch. 2e part. (1er quart).]
Sorte d'oiseau, voy. SAXICOLE.

SYNONYME

  • BERGER, PÂTRE, PASTEUR. Le berger, étymologiquement, est le gardeur de brebis ; pâtre et pasteur, étymologiquement, désignent celui qui fait paître, celui qui garde toute espèce de bêtes. On remarquera que pasteur est seul usité pour indiquer des peuples spécialement adonnés aux soins des troupeaux ; il figure dans le haut style des vers ou de la prose quand on veut donner quelque relief à un berger ou à l'état de berger, avec cette différence que pasteur représente l'amour paternel, et berger l'amour proprement dit. Quand pâtre s'emploie au figuré, il emporte une idée défavorable que n'a jamais pasteur ; voyez l'exemple de Chateaubriand.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    L'on ne doit aorer fors Dieu seulement, qui est nostres pastres [, Psautier, f° 115]
    Uns paistres ot en un desert Cent brebis mises en pasture [GUI DE CAMBRAI, Barl. et Jos. p. 67]
    Oublié m'ont prelat et pastre ; Chascuns m'esloingne, à poi lor est de ma besoingne [RUTEB., 83]
  • XIVe s.
    Tes gens dois à droit gouvrener ; Tu ies leur sires et leur mestres, Leur gouvreneres et leur paistres [J. DE CONDÉ, t. II, p. 155]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. pastor (voy. PASTEUR). Dans l'ancienne langue, pastre est le nominatif, de pastor, avec l'accent sur pás ; pasteur est le régime, de pastorem, avec l'accent sur tó.

pâtre

PÂTRE. n. m. Celui qui garde, qui fait paître des troupeaux de boeufs, de vaches, de chèvres, etc. Il y a beaucoup de pâtres dans ce pays.

pâtre


PâTRE, s. m. [1re lon. 2ee muet.] Gardeur de troupeaux de boeufs, de vaches, de chèvres. = Ce mot avait vieilli; mais quelques bons Auteurs s'en sont servi dès le comencement de ce siècle. "Tous les Israélites étoient, ou Laboureurs, ou Pâtres. Réflex. — L'Acad. l'aproûve: "Il y a beaucoup de Pâtres dans ce pays. Dict. Acad. "Sully, pour faire fleurir la France, ne vouloit que des Laboureurs et des Pâtres. THOMAS. "Fonrose, sous l'habit d'un Pâtre, se présente aux habitans du hameau. Marm. "Elle aperçoit de loin un jeune Pâtre. ID. = Pâtre se dit sur-tout en terme de mépris:
   Qu'entends-je? sur quel ton me parleroit un maître,
   Si ce pâtre, à ce point, ose se méconoître?
       Gresset.
Pasteur est plus noble, et se dit au propre et au figuré dans le haut style. Pâtre n'est que du style simple, et ne se dit qu'au propre.

Traductions

pâtre

Hirt, Senner

pâtre

herder

pâtre

herder

pâtre

paŝtisto

pâtre

pastor

pâtre

pastor

pâtre

mchungaji