pénates

pénates

n.m. pl. [ lat. penates, de penus, provisions, garde-manger ]
Maison, foyer : Nous allons regagner nos pénates douillets.

PÉNATES

(pé-na-t') s. m. pl.
Terme de la religion romaine. Dieux domestiques ; on en distinguait deux sortes : les publics et les particuliers : les publics étaient comme les divinités tutélaires de la ville et de l'empire de Rome. Saluez ces pénates d'argile : Jamais le ciel ne fut aux humains si facile.
Que quand Jupiter même était de simple bois [LA FONT., Phil. et Baucis.]
Le palais de Numa, le temple de Vesta, les pénates du peuple romain [DIDER., Claude et Nér. I, 89]
Adj.
Avertie qu'on allait venir à elle, cette infortunée princesse s'était réfugiée avec ses deux filles dans le lieu le plus retiré de sa maison, vers ses dieux pénates [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. X, p. 58, dans POUGENS]
Fig. Habitation.
Il renonce aux courses ingrates, Revient en son pays, voit de loin ses pénates [LA FONT., Fabl. VII, 12]
C'était dans le temps que M. le prince de Brunswick faisait à mes petits pénates le même honneur que vous avez daigné leur faire [une visite] [VOLT., Lett. Richelieu, 19 août 1766]
Adj.
Me voilà enfin, sire, de retour chez mes dieux pénates, jusqu'à présent plus fatigué que guéri [D'ALEMB., Lett. au roi de Pr. 30 nov. 1770]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. penates, de penu, intérieur.

pénates

PÉNATES. adj. m. pl. Il se dit des Dieux protecteurs du foyer auxquels, chez les Romains, on rendait un culte domestique. Les dieux pénates.

Il s'emploie figurément comme nom, avec une nuance d'ironie, pour désigner l'Habitation, la demeure de quelqu'un. Regagner ses pénates. Il a déserté ses pénates.

pénates


PÉNATES, s. m. pl. [1re é fer. dern. e muet.] Les Dieux domestiques. = On dit, les Pénates, ou, les Dieux Pénates. = Il ne se dit qu'en poésie et en plaisantant pour signifier la maison.
   Il renonce aux courses ingrates,
   Revient en son pays, voit de loin ses pénates,
   Pleure de joie et dit: heureux qui vit chez soi!
       La Font.

Traductions

pénates

[penat] nmpl
regagner ses pénates → to return to the bosom of one's family