pétillant, ante

PÉTILLANT, ANTE

(pé-ti-llan, llan-t', ll mouillées ; quelques-uns disent pe-ti-llan) adj.
Qui pétille.
Partout alors est en campagne Le pétillant vin de Champagne ; Le maître ne l'épargne pas [PERRAULT, Chasse, dans RICHELET]
Et la mousse pétillante D'un vin délicat et frais [CHAULIEU, à Lafare, Œuv. t. I, p. 98, dans POUGENS]
De ce vin frais l'écume pétillante De nos Français est l'image brillante [VOLT., Mondain.]
Qui baille avec éclat.
Le feu sort de vos yeux pétillants et troublés ; Votre pouls inégal marche à pas redoublés [BOILEAU, Épît. III]
Elle est fraîche et rondelette ; Son œil noir est pétillant [BÉRANG., Jeannette.]
Fig. Qui a une vivacité comparée à un pétillement. Un écrit, un style pétillant.
Avec cette aimable figure, elle était toute pétillante d'esprit et de vivacité [HAMILT., Gramm. 9]

REMARQUE

  • Et en regardant ilec [il] vit mons. d'Orleans [assassiné] ou [au] ruisseau de la rue, petillant encore d'une main, [, Bibl. des ch. 6e série, t. I, p. 242]
    Il est très probable qu'ici pétillant ne vient pas de pétiller ; il devrait être écrit pestillant, et yient d'un verbe pestiller, frapper souvent, de pestel, pilon. On dit encore en Normandie pétiller pour piétiner.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ce sont les moyens de dompter doulcement une jeunesse petillante [AMYOT, Comm. nourrir les enfants. 39]
    Amour donc, de soy foible enfant, qui de nos ames Est contraint desrober ses petillantes flames, Pour maintenir vivant le feu de son flambeau [DESPORTES, Tombeau de Desportes.]