palatin

1. palatin, e

adj. [ lat. palatinus, de Palatium ]
1. Se disait d'un seigneur chargé d'un office dans le palais d'un souverain : Les comtes palatins.
2. Qui dépend d'un palais.

2. palatin, e

adj. [ de 2. palais ]
En anatomie, relatif au palais : Les artères palatines.

PALATIN1

(pa-la-tin) adj. m.
Titre de dignité donné à ceux qui avaient quelque office dans le palais d'un prince. Comtes palatins, seigneurs que le prince chargeait de fonctions judiciaires.
On sait que les comtes palatins étaient originairement juges dans le palais, et juges des causes civiles entre le prince et ses sujets, comme cela se pratique dans tous les pays sous des noms différents ; les palatins se croyaient en droit de juger criminellement l'empereur même ; c'est sur cette prétention que l'on verra un palatin, un ban de Croatie condamner une reine [VOLT., Ann. Emp. Albert Ier, 1301]
Il s'est dit, très anciennement, des seigneurs qui avaient un palais où l'on rendait la justice. Les comtes palatins de Champagne, de Béarn ; ou, substantivement, les palatins de France.
Il [Othon Ier], un des frères du duc [de Bavière], comte palatin en Bavière, et en outre, comte palatin vers le Rhin ; cette dignité de comte palatin est renouvelée des comtes du palais des empereurs romains et des comtes du palais des rois francs [VOLT., Ann. Emp. Othon Ier, 940]
Ces titres de comtes palatins furent donnés à des docteurs dans les universités [VOLT., Mœurs, 98]
L'électeur palatin ou comte palatin du Rhin est aujourd'hui le roi de Bavière.
Le prince Édouard de Bavière, fils de l'électeur Frédéric V, comte palatin du Rhin et roi de Bohême [BOSSUET, Anne de Gonz.]
Qui appartient au palatinat.
S. m. Gouverneur d'une province polonaise.
Son palatin [du roi de Pologne] plut a tout le monde par son esprit, sa sagesse, et une aisance qui ne laissait jamais apercevoir au dehors qu'il fût le mentor du jeune prince [SAINT-SIMON, 368, 116]
Le palatin de Hongrie, le vice-roi de Hongrie.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    À son bon seigneur Looys, filz du roy de France, par la grace de Dieu roy de Navarre, de Champaigne et de Brie comte palazin [JOINV., au début.]
  • XVe s.
    Tels sont les ouvrages et les matieres de la cour, que les simples y sont mesprisés, les vertueux enviez, et les arrogans orgueilleux en perils mortels ; et, si tu y es ravalé au-dessous des autres palatins [gens de cour], tu seras envieux de leur povoir [A. CHART., le Curial, p. 393]
  • XVIe s.
    Palatin de l'empire, ainsi appeloient les empereurs ceux qui estoient leurs conseillers ordinaires [PASQUIER, Recherches, liv. II, p. 90, dans LACURNE]
    La noblesse palatine des officiers du prince [CHARRON, Sagesse, p. 216, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. palatinus, de palatium, palais (voy. PALAIS 1).

PALATIN2

(pa-la-tin) s. m.
Une des sept collines de l'ancienne Rome. Adjectivement. Le mont Palatin.

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. mons Palatinus (voy. PALAIS 1).

palatin

PALATIN, INE. adj. Qui appartient au palais d'un prince. Chapelle palatine.

École palatine ou Académie palatine, Assemblée littéraire constituée par Charlemagne.

PALATIN se disait aussi d'un Seigneur qui était revêtu d'un office, d'une charge dans le palais d'un prince. Il y a eu quatre comtes palatins en Angleterre. L'électeur palatin s'appelait aussi comte palatin du Rhin. La Princesse palatine.

palatin

PALATIN, INE. adj. T. d'Anatomie. Qui a rapport au palais. Os, nerfs palatins. Glandes palatines. Fosse palatine.

palatin

Palatin, m. acut. Vient de palais, et est cil qui est du palais du Roy, toutesfois tous ceux qui sont du palais ne peuvent estre dits palatins: Car ce mot est approprié à certains officiers signalez du palais Royal. On dit Comte Palatin, mais c'est pour differente cause, estant Comte Palatin celuy qui en son Comté a droict de Palatinat. Du-Tillet en son Recueil des Roys de France, l'explicque en ces termes: Celuy de Champagne d'ancienneté a esté creé Palatin. Est decoré de sept Comtes ses vassaux et principaux membres, et Pairs de son Comté de Champagne leur chef. Les susdits sept Comtes sont assis avec celuy de Champagne en son palais, pour le conseiller, et honorer sa Cour. Depuis qu'il fut venu à la couronne, les Roys de France faisoient tenir tous les ans les grands Jours de Troyes au palais du Comte, pour entretenir la creation du Palatinat, ainsi qu'il est recité en l'Arrest d'entre la Royne blanche, et le Comte de Joigny, qui se pretend Doien desdits Pairs. Donné le 10. Aoust 1354. Ceci sert pour l'intelligence des autres Comtes ayans tiltre de Palatins, etc.

palatin


PALATIN, s. m. PALATINAT, s. masc. PALATINE, s. f. [Pala-tein, tina, tine.] Palatin est un titre de dignité en Allemagne, en Hongrie et en Pologne. = Palatinat est, 1°. la dignité de Palatin; 2°. la Province qui est sous la domination de l'Electeur Palatin. = En Pologne, Province. "Ce Royaume est divisé en Palatinats. = Palatine, fourrûre ou ornement de réseau que les femmes mettent sur le cou, l'une en hiver, l'autre en été.

Traductions

palatin

palatino

palatin

Palatino

palatin

Palatine

palatin

Palatine

Palatin

[palatɛ̃]
nm
le Palatin → the Palatine
adj
le mont Palatin → the Palatine Hill