palinod

PALINOD

(pa-li-no) s. m.
Poëme en l'honneur de l'immaculée conception de la Vierge que l'on présentait à Rouen, à Caen et à Dieppe ; un prix était adjugé à la meilleure pièce. Le jour de cette solennité s'appelait les palinods, ou la fête des palinods.
Pièce de poésie dans laquelle on devait amener la répétition du même vers à la fin de chaque strophe.

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. PALINODIE. Un prix était distribué, au XVIe siècle, par les puys ou académies de Rouen, Caen et Dieppe à un poëme que l'on appelait palinod parce que c'était une rétractation, une contradiction des impiétés que proféraient les protestants contre l'immaculée conception.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • PALINOD. Ajoutez :
    En rhétorique, à treize ans, il [Fontenelle] composa, pour le prix des palinods de Rouen, une pièce en vers latins, qui, sans avoir obtenu de couronne, fut pourtant jugée digne de l'impression [TRUBLET, Mém. sur Fontenelle, p. 275]

palinod

PALINOD. n. m. On appelait ainsi autrefois un Poème en l'honneur de l'Immaculée Conception de la Vierge : des prix étaient décernés annuellement à la meilleure pièce de ce genre par les académies de Rouen, de Caen et de Dieppe. Le palinod se faisait ordinairement en chant royal, ballade, ode, sonnet, etc., au gré du poète.