palliation

PALLIATION

(pal-li-a-sion ; en vers, de cinq syllabes) s. f.
Action de pallier, déguisement. Palliation d'une faute.
Ne suffisait-il pas d'avoir permis aux hommes tant de choses défendues par les palliations que vous y avez apportées ? [PASC., Prov. X]
Il y faut [aux règles de l'Église] des adoucissements et des palliations pour s'accommoder au relâchement de nos mœurs [MASS., Confér. Us. des reven. ecclés.]
Se dit aussi des subtilités ou distinctions que l'on emploie pour pallier.
Terme de médecine. Action de pallier, c'est-à-dire de ne guérir un mal qu'en apparence, de n'y apporter qu'un soulagement temporaire.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Et se [les choses nuisibles] ne puent [peuvent] estre ostées, soit faite pauliation [H. DE MONDEVILLE, f° 71, verso.]
  • XVIe s.
    Ô quelle palliation de meschant homme ! dit le roy [CARLOIX, II, 13]
    Remedes et moyens qui servent à la palliation et curation des maladies [PARÉ, t. III, p. 640]

ÉTYMOLOGIE

  • Prov. palliacio ; esp. paliacio ; du lat. palliatum, supin de palliare, pallier.

palliation

PALLIATION. s. f. Déguisement, action de pallier. Ce n'est pas une justification, c'est une palliation. En ce sens, il a vieilli.

Il signifie quelquefois, en termes de Médecine, Adoucissement, modération de la douleur et des symptômes les plus violents Il faut se contenter de la palliation du mal, quand on n'en peut obtenir la cure.