panade

panade

n.f. [ prov. panado, du lat. panis, pain ]
1. Vx Soupe faite de pain bouilli dans de l'eau ou du lait.
2. Fam. Situation de grande difficulté ; misère : Nous sommes dans la panade.

PANADE

(pa-na-d') s. f.
Soupe faite avec de l'eau, du beurre et du pain qu'on a laissé mitonner.
Ce pauvre cygne achève son destin ; Ne lui donnez plus rien qu'un petit de panade, Car il est mort, autant vaut [LA FONT., Fragm. du Songe de Vaux.]
Fig. et populairement. Qui est sans énergie, sans consistance. Il est joliment panade. C'est une panade.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    On leur donnera panade ou pain gratté avec bouillon de chapon [PARÉ, XXIV, 22]
    Nos medecins qui mangent le melon et boivent le vin frez, cependant qu'ils tiennent leur patient obligé au syrop et à la panade [MONT., IV, 129]

ÉTYMOLOGIE

  • Pain ; provenç. et espagn. panada ; ital. panata.

panade

PANADE. n. f. Soupe ordinairement faite avec de la croûte de pain, de l'eau, du sel, du beurre et un jaune d'oeuf. Une panade bien mijotée.

panade

Panade, Panata aqua cum pane infriato saepius transuasata et elutriata.

panade


PANADE, s. f. Mets fait de pain émié et long-tems mitoné dans du bouillon.