papillotage

(Mot repris de papillotages)

papillotage

n.m.
1. Mouvement incessant et involontaire des yeux, des paupières cillement, clignement
2. Effet produit par le miroitement de lumières vives.

PAPILLOTAGE

(pa-pi-llo-ta-j', ll mouillées, et non pa-pi-yo-ta-j') s. m.
Action de mettre des papillotes. Les papillotes d'une frisure, d'une perruque.
Mouvement des yeux qui les empêche de se fixer sur un objet. Papillotage des yeux.
Fig. Effet de ce qui éblouit et fatigue les yeux par des lumières, par des couleurs également vives. Il y a beaucoup de papillotage dans ce tableau.
Il faut éviter, dans l'appareil des solennités, le clinquant, le papillotage [J. J. ROUSS., Pologne, 3]
Si le papillotage de lumière détruit l'harmonie, le papillotage d'action partage l'intérêt, et détruit l'unité [DIDER., Salon de 1767, Œuv. t. XV, p. 94, dans POUGENS]
Un mélange continuel le couleurs tranchantes fatigue l'imagination comme les yeux ; l'art d'éviter ce papillotage est d'observer les gradations, et, par des nuances légères, de joindre l'harmonie à la variété [MARMONTEL, Élém. de litt. Œuv. t. VI, p. 97]
Terme de beaux-arts. Se dit des plis des draperies quand ils sont petits, mesquins, multipliés et trop rapprochés les uns des autres. En sculpture, défaut d'un ouvrage qui offre trop de petites parties recevant des lumières étroites et portant de petites ombres.
Il s'agit de l'étonnant Puget et de son bas-relief d'Alexandre visitant Diogène, ouvrage suprême dans plusieurs parties d'exécution, mais absolument faux dans l'intelligence du bas-relief ; ce n'est que du papillotage [FALCONET, Réfl. sur la sculpture, t. III, p. 28]
Fig. Effet de ce qui éblouit l'esprit par trop de lumières et de couleurs, en parlant d'une œuvre littéraire ou d'une œuvre d'art.
Mon ami, lorsque vous aurez des tableaux à juger, allez les voir à la chute du jour.... s'il y a des trous, l'affaiblissement de la lumière les fera sentir ; s'il y a du papillotage, il en deviendra plus fort [DIDEROT, Salon de 1767, t. IX, p. 57, édit. 1821]
Tout écrivain qui conserve dans son style ce papillotage jusqu'à trente ans, risque de n'être qu'un enfant toute sa vie [GRIMM, Corresp. t. I, p. 139]
Par extension.
Elle jeta les yeux sur sa vie passée, et n'y vit que le papillotage de mille vaines occupations [MARMONTEL, Cont. mor. Fem. comme il y en a peu.]
Terme d'imprimerie. Il se dit d'une feuille imprimée, quand les caractères ont marqué double.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Papillotage [OUDIN, Dict.]

ÉTYMOLOGIE

  • Papilloter.

papillotage

PAPILLOTAGE. n. m. Mouvement incertain et involontaire des yeux, qui les empêche de se fixer sur les objets.

Il se dit, figurément, de l'Effet d'une image, d'un tableau, qui éblouit et fatigue les yeux par des lumières également brillantes et des couleurs également vives. Il se dit, par extension, en parlant d'un Écrit dont le style est semé d'un trop grand nombre d'expressions brillantes.

PAPILLOTAGE, en termes d'Imprimerie, se dit en parlant de la Feuille imprimée, lorsque le caractère a marqué double ou a laissé certaines petites taches noires aux extrémités des pages et des lignes.

papillotage


PAPILLOTAGE, s. m. PAPILLOTE, s. f. PAPILLOTER, v. n. [Papi-glio-taje, te, té: 4e e muet au 2d, é fer. au 3e.] Papil-lote, morceau de papier ou de tafetâs, dont on envelope les cheveux qu'on met en boucles. = Papilloter et papillotage n'ont aucun raport à cette signification: ils se disent, 1°. des yeux qu'un mouvement involontaire empêche de se fixer sur les objets; 2°. d'un tableau qui pétille d'une manière incomode, par des lumières également brillantes, et par des couleurs également vives; 3°. en Imprimerie, lorsque le caractère marque double et est embrouillé.
   Rem. Depuis quelque tems, papillotage est à la mode au figuré. "Elle jeta les yeux sur sa vie passée, et n'y vit plus que le papillotage de mille vaines ocupations. Marm. "On ne saurait trop démasquer ce papillotage philosophique. Linguet. Cela ne peut être bon que dans le style badin ou critique.

Traductions

papillotage

התנצנצות (נ)