paranymphe

PARANYMPHE

(pa-ra-nin-f') s. m. et f.
Terme d'antiquité grecque. Le jeune ami du marié qui, assis sur le char à côté de lui, va chercher la mariée ; et la jeune amie de la mariée, qui l'amène au marié.
S'est dit, dans l'université de Paris, de celui qui primitivement conduisait à la chancellerie les candidats désignés pour la licence, et qui après cela complimentait les élus. Par catachrèse, il s'est dit, dans les anciennes facultés de théologie et de médecine, d'un discours solennel que l'on prononçait à la fin de chaque licence et où l'orateur faisait l'éloge des licenciés. Par extension, tout discours d'éloge.
Et, de coquin, faisant le prince revêtu, Bâtit un paranymphe à sa belle vertu [RÉGNIER, Sat. v.]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Paranympha, compaigne qui tient compaignie à nouvelle fiancée, paranymphe [DU CANGE, paranympha.]
  • XVIe s.
    Il y a es femmes parfois des defaus, parfois aussi des vertus non moindres qu'aux hommes ; j'ayme mieux estre le paranymphe, que ressembler Jean de Mehun, qui, en son roman de la Rose, fit profession expresse de les blasmer [PASQUIER, Rech. liv. VI, p. 566, dans LACURNE]
    Que le jesuite.... persevere au guerroyment de l'heresie, non par l'espée mere de sedision, ains pai sa plume, il m'aura pour son paranymphe, son advocat, son trompette [ID., Lett. t. II, p. 571]

ÉTYMOLOGIE

  • Du grec, auprès, et, fiancé ou fiancée (voy. NYMPHE).

paranymphe

PARANYMPHE. n. m. T. d'Antiquité. Il désignait le Jeune homme ou la jeune fille qui conduisait le marié ou la mariée à la maison nuptiale.

Il s'est dit, dans l'ancienne Université de Paris, de Celui qui conduisait à la chancellerie les candidats désignés pour la licence, et qui ensuite complimentait les élus. Par extension, ce mot s'est dit du Discours de félicitation prononcé en cette circonstance.

paranymphe

Paranymphe, Paranymphus.