parnasse

(Mot repris de parnasses)

PARNASSE

(par-na-s') s. m.
Montagne de la Phocide consacrée à Apollon et aux Muses.
Fig. Le Parnasse, la poésie.
Mais je ne me crois pas si chéri du Parnasse, Que de savoir encor toutes ces fictions [LA FONT., Fabl. II, 1]
Lui-même il s'applaudit, et d'un esprit tranquille Prend le pas au Parnasse au-dessus de Virgile [BOILEAU, Sat. IV]
Phébus a-t-il pour vous aplani le Parnasse ? [ID., ib. IX]
Le Parnasse français, la poésie française. Les nourrissons du Parnasse, les poëtes. Monter sur le Parnasse, s'adonner à la poésie. Monter sur le sommet du Parnasse, faire de grands efforts poétiques.
Non, non, sur ce sujet pour rimer avec grâce, Il ne faut point monter au sommet du Parnasse [BOILEAU, Sat. I]
Se dit quelquefois d'un recueil de vers. Parnasse français. Il se dit aussi d'un dictionnaire poétique, à l'usage des colléges, appelé d'ordinaire Gradus ad Parnassum, ou, simplement, Gradus.

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. Parnassus.

parnasse

PARNASSE. n. m. Montagne de Phocide qui était consacrée à Apollon et aux Muses, et dont on ne met ici le nom que parce qu'il s'emploie figurément dans quelques locutions relatives à la poésie. Les nourrissons du Parnasse, Les poètes. Monter sur le Parnasse, Composer des vers, s'adonner à la poésie. Le Parnasse français, La poésie française, les poètes français. Le Parnasse, École poétique qui succéda au romantisme.

parnasse


PARNASSE, s. m. [Parnace: dern. e muet.] Célèbre montagne de la Phocide, qui était consacrée à Apollon et aux Mûses. "Monter sur le Parnasse, s' adoner à la Poésie. Les Nourrissons du Parnasse, les Poètes. Acad. = Tout cela est devenu, peu s'en faut, pédantesque.
   Loin de ces faussets du Parnasse,
dit Gresset, qui
   Ne vous parlent que d'Apollon,
   De Pégase et de Cupidon...
   Ignorant que ce vieux jargon,
   Rélégué dans l'ombre des classes,
   N'est plus aujourd'hui de saison.