partial, ale

PARTIAL, ALE

(par-si-al, a-l') adj.
Qui s'attache à un parti (sens inusité aujourd'hui).
Ce tyran [Aristippe d'Argos] étant tombé sur lui [Aratus], ceux d'Argos, comme si ce n'eût pas été pour leur liberté qu'Aratus eût combattu.... se tinrent là les bras croisés, spectateurs équitables et nullement partiaux [DACIER, Plutarque, Aratus.]
Qui s'attache de préférence et par prévention à. Des juges partiaux.
Un homme partial est exposé à de petites mortifications [LA BRUY., XII]
Mais, seigneur, dit humblement Babouc, je n'ai jamais été en Perse : je n'y connais personne. - Tant mieux, dit l'ange, tu ne seras pas partial [VOLT., Babouc.]
Il s'est dit autrefois, en style didactique, pour partiel, qui se dit seul aujourd'hui. Eclipse partiale.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    À Paris, feust crié.... que tous ceux qui estoient familiers, serviteurs ou partiaux du duc de Bourgongne.... vuidassent sur peine de confiscation [JUVÉN., Charles VI, 1411]
  • XVIe s.
    Cela n'est point la faculté de l'histoire, ains des hommes partiaux, qui abusent indignement de ce nom [AMYOT, Préf. XII, 39]
    Ilz craignoient de mettre ce magistrat de souveraine puissance entre les mains d'un personnage si partial pour la noblesse [ID., Cor. 20]
    Ctesias, comme il appert assez par ses escripts, estoit homme fort ambitieux et partial des Lacedaemoniens [ID., Artax. 16]
    Nous croyons que vous n'oublierez point quel lieu vous occupez, et que cela, avec la bonne vie que vous avez toujours eue, vous gardera d'estre partial et entretiendra au chemin de verité sans acception de personne [, Lett. de François Ier, dans Rev. des Deux-Mondes, 1er avril 1858]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. partial ; esp. parcial ; ital. parziale ; d'un mot non latin partialis, dérivé de pars, partie (voy. PART 2).